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LE BLOG DE PIERRE CHOUCHAN
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RUPTURES DANS NOTRE MODE DE VIE ? CRISE DE LA TRANSMISSION ? PAS DE PANIQUE ! Vendredi 29 octobre 2010. Ce blog aborde les mutations, les ruptures de notre société, la crise de la transmission, à partir des livres "La Ferme du Juif", de "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire", et de "Homosexuels, l'Amour au pied du mur... Parents famille le désarroi", de Pierre Chouchan. Il propose de s'orienter vers les ouvrages de spécialistes de ces questions et renvoie à des sites sélectionnés, de sensibilités différentes. Il s'adresse à ceux et celles qui recherchent des repères, des renseignements pratiques, des informations vérifiées et recoupées. Ici, tous les thèmes se cotoient et se mêlent : de l'évolution de la famille aux mariages mixtes, des problématiques des Juifs ou des chrétiens à celles des homosexuels et de l' homoparentalité. Les ruptures ? Les mutations ? Elles sont engendrées par les conséquences de la décolonisation, les brassages de populations, les questions de minorités et les mariages mixtes, la transformation de la famille, avec l'émancipation des femmes impliquant une nécessaire adaptation des hommes... Et aussi le recours, quand la nature est rebelle, aux possibilités qu'offre la procréation médicalement assistée. (avec toutes les questions d'ordre éthique que cela implique). Pour chaque livre de P. Ch., une rubrique comporte des extraits et des critiques. Une rubrique "notes sur d'autres livres" présente une sélection de livres. La rubrique "Dernières nouvelles" propose, des entretiens avec des auteurs-es, des dossiers sur des sujets "délicats" et des informations diverses. Une rubrique "RESERVE AUX FEMMES" comporte notamment un "abécédaire pour les femmes" et des entretiens. UNE RUBRIQUE LEXIQUE (Adoption à Infertilité et LEXIQUE suite (de Islam et homosexualité à Transmission (crise de la), pour répondre aux questions de société posées dans ce blog. Ne vous étonnez donc pas de voir "République et Mixité" voisiner avec "lesbienne", avec "Circoncision chez les Juifs et chez les musulmans", ou avec "Séjours spirituels" , ainsi que parents d'homosexuels ou fraternelles maçonniques homosexuelles Pour une petite biographie de P. Chouchan et une sélection de ses conférences et interventions, voir la PAGE A PROPOS PETITE SELECTION DES RUBRIQUES DU BLOG : * VOIR EN rubrique "RESERVE AUX FEMMES" : UN EXTRAIT DE L'ARTICLE DE MARGUERITE DURAS : "SUBLIME FORCEMENT SUBLIME CHRISTINE V." , dans l'entrée "D'une femme l'autre" (de M. Duras à Christine V.). Si vous le désirez, l'article sera publié intégralement.
* DERNIERE INTERVENTION DE Pierre CHOUCHAN : à LYON LES 25 et 26 AVRIL à L'invitation de Contact- Lyon (dialogue entre les parents, les gais et lesbiennes, leurs familles et amis) http://contact.lyon.free , à propos de son livre "HOMOSEXUELS : L'Amour au pied du mur" éditions PASCAL, Paris : - Samedi 26 avril : Conférence débat au Café lecture des VORACES (2 rue Camille Jordan Lyon 1° avec la participation de l'APGL (association des parents et futurs parents gays et lesbiens) et de l'Autre Cercle (lutte contre l'homophobie au travail). Thème choisi : "dialogay autrement !" Débat intéressant dans l'un des endroits les plus agréables de Lyon, avant la séance de dédicace de " Homosexuels, l'Amour au pied du mur" à la librairie Etat d'Esprit * INFO :16 associations de femmes qui réfutent la mixité se regroupent : dans la RUBRIQUE "Réservé aux femmes", entretien avec Brigitte Boucheron Présidente de Bagdam espace lesbien. *Dans la page A PROPOS : petit CV de P. Chouchan, plus une sélection des conférences * DANS LA RUBRIQUE "DERNIERES NOUVELLES" : POUR LA PREMIERE FOIS EN FRANCE, LE 23 FEVRIER 2008 A ETE INAUGURE A TOULOUSE UNE RUE A LA MEMOIRE D'UN DEPORTE POUR HOMOSEXUALITE : compte rendu, DOSSIER ET ENTRETIENS AVEC Arié Bensemhoun Président du Consistoire israélite de Toulouse, Hervé Hirigoyen délégué général des "Oubliés-es de la Mémoire", Hussein Bourgi président du mémorial homosexuel, Jean-Michel Ducomte Président National de la Ligue de l'Enseignement, les deux ex candidats à la mairie de Toulouse, le député PS Pierre Cohen ( maire élu) et Jean-Luc Moudenc, maire sortant. * Et puis notamment les rubriques "Lexique", "Lexique suite","Réservé aux femmes" et aussi les entretiens de la rubrique "dernières nouvelles", par ex. l'entretien avec Laure Camborieux sur la "Gestation pour Autrui" ou avec Edwige Antier et Martine Gross sur l'homoparentalité. Sommaire de cette page d'accueil : 1 Livres de P. Ch. 2 Entre nous. 3 Liens. 4 Présentation des rubriques. 5 Edito. ** **************************************** 1. Livres de P. Ch.: 1998 : "La Ferme du Juif", Roman, éditions Romillat, Paris. http://romillat.fr Une approche intimiste et décapante de la décolonisation..." 2000 : "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire", enquête, éditions Romillat, Paris. http://romillat.fr "Chaque couple moderne doit faire preuve de "créativité" pour avoir une chance de perdurer..." 2006 : "L'Amour au pied du mur : Homosexuels, parents, familles, le désarroi..." Enquête, éditions Pascal, Paris. http://editionspascal.com " Ils (elles) sont parmi nous que nous et ne sont pas nos ennemis..." 2008 : Roman-"enquête" à paraître... "Où l'on assiste à l'envolée des femmes, à la chute des hommes, et d'un homme en particulier..." **** 2. ENTRE NOUS... Tendresse.
Oui, vous avez bien lu. Tendresse n’est pas un gros mot, que je sache ! C’est sans doute l’un de ceux que je préfère dans notre langue. Les livres écrits –et à venir si on me prête vie-, ce blog aussi, ont pour seule ambition de porter un regard de tendresse sur les autres. Y a t- il de quoi rester tendre quand on observe l’étalage de tant de dureté et d’égoïsme ? Et bien oui. C’est sans doute ainsi que nous pourrons progresser quelque peu. Avec un regard de tendresse sur les comportements humains, même sur les plus sujets à caution. Sur la comédie humaine. Sur le meilleur, sur le pire. Ce qui ne signifie pas complaisance ou complicité. Derrière les réactions les plus inadmissibles, nous découvrons toujours des frustrations, des peurs, une volonté parfois dérisoire de protection de soi. Si on les prend de front, ces attitudes ne feront que se radicaliser. Ce n’est pas la panacée universelle qui est proposée ici, tout au plus une modeste piste. P. Chouchan ************************************* 3. LIENS. Vous trouverez dans la rubrique de chaque livre ("homosexuels...", "Couples mixtes..." , la référence aux LIENS qui s'y rapportent et d'autres liens encore dans les rubtiques LIENS et RESERVE AUX FEMMES. Mais un certain nombre sont regroupés pêle mêle sur la colonne de gauche. Ici, on mentionnera seulement des liens qui renvoient à des sites d' un intérêt plus général ou concernant les questions de Procréation medicale assistée. On notera le site tout à fait étonnant et enrichissant de Yannis Delmas : http://tyds.info/dedales ; Yannis Delmas est directeur adjoint de l'IUFM de Poitou-Charentes, maître de conférences d'Histoire et de "Science et informatique." Il mène une réflexion humaniste sur notre société et certaines de ses hypocrisies. Au delà, le point de vue de Yannis Delmas est celui de l'épistémologue-historien des sciences. Enseignant-chercheur en informatique, il s'intéresse particulièrement aux évolutions du web et, plus généralement, de la société d'information. Voici d'autres sites qui se réfèrent aux questions familiales et de procréation. Celui de l'association MAIA http://www.maia-asso.org , spécialisé dans les questions d'inferlité et de gestation pour autrui. De la sociologue et psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval, http://genevieve.delaisi.free.fr , spécialiste entre autres des questions de parentalité, de stérilité et d' assistance médicale à la procréation (AMP), de gestation pour autrui (GPA), de parentalité dans les couples homosexuels. Deux sites américains, http://surromomsonline.com (surrogate mothers online) et surrogacy http://surrogacy.com (the american surrogacy), forums de discussion fournissant des informations diverses sur la GPA. D'un institut de reproduction humaine de Barcelone http://www.institutocefer.com , si vous êtes tentées par une IAD (Insémination artificielle avec donneur anonyme). Du magazine "Parents" http://www.parents.fr . De la pédiatre Edwige Antier http://edwigeantier.fr . De l'association "protection de l'enfance". http://www.protection-enfance.fr . Vous l'aurez remarqué, ces sites reflètent des sensibilité différentes et souvent opposées. ***** 4 Présentation des RUBRIQUES * Page à propos A PROPOS, une biographie de P. Ch., une sélection des interventions et conférences de P. Ch. * Rubriques LEXIQUE et LEXIQUE SUITE * Rubrique "RESERVE AUX FEMMES " * Rubrique CRITIQUES DES LIVRES de P. Chouchan * Rubrique NOTES SUR D'AUTRES LIVRES * Rubrique DERNIERES NOUVELLES : - 16 associations de femmes fédèrent une mouvance "non mixte" - Déportation des homosexuels : Pierre Seel avait été arrêté à Mulhouse et déporté en 1941. Il est mort à Toulouse sa ville d'adoption le 25 novembre 2005. UNE RUE EN SON NOM A ETE INAUGUREE le 23 FEVRIER 2008 à TOULOUSE. C'EST UNE PREMIERE EN FRANCE . Dans ce dossier, la position, notamment, d'Arié BENSEMHOUN, président du Consistoire Israélite de Toulouse, et des Entretiens avec Hervé Hirigoyen,Yvette Benayoun Nakache Jean Michel Ducomte et Pierre Cohen, nouveau maire de Toulouse et Jean Luc Moudenc(voir dossier complet dans la rubrique DERNIERES NOUVELLES) - MAIA aide les personnes controntées à l'infertilité. Laure CAMBORIEUX, présidente de l'association : "L'interdiction de la gestation pour autrui en France , présidente de l'association : "(appelée à tort "mères porteuses" n'évite pas les dérives." Un arrêt de la cour d'appel de Paris a estimé conformes les papiers "américains" désignant un couple comme parents de jumelles nées aux USA d'une "maman pour autrui". "Cette décision constitue un événement", nous explique Laure Camborieux, présidente de l'association MAIA, biologiste de formation, professeur. (l'entretien complet dans la rubrique DERNIERES NOUVELLES) - Entretien avec la pédiatre Edwige Antier et la chercheuse en sciences humaines Martine Gross, au sujet de leur livre sur l'homoparentalité : "deux papas, deux mamans, qu'en penser ?" : Simple dialogue ou rapprochement entre deux conceptions opposées de la famille ? - Entretien avec Alain Vincenot ("Et un temps pour danser, ed. du Rocher) :" L'engouement pour les danses amateur favorise mixité ethnique, sociale et générationnelle ainsi que l'ouverture à d'autres cultures." ******** 5. EDITO. PAS DE PANIQUE FACE AUX RUPTURES... (Décolonisation et minorités, famille, progression des femmes, procréation assistée, homosexualité Doit-on craindre les mutations de notre société ? Nous relèverons-nous des multiples ruptures que vivent nos générations ? Des femmes et des hommes du début du XX° siècle, transplantés en ce XXI° siècle, n'auraient plus aucun repère. Ils ne reconnaîtraient pas, par exemple, l'évolution de la famille. Ils se perdraient avec nos familles décomposées, recomposées, monoparentales, homoparentales, ils seraient désorientés par la banalisation de l'adoption d'enfants ( voir "l'adoption des enfants de culture étrangère" de la pédopsychichiatre Fanny Cohen Herlem, http://editionspascal.com , par les techniques de procréation assistée, d'insémination artificielle, ils seraient effrayés par le développement du concept de "gestation pour autrui" (GPA) ex mères porteuses,(voir dans la rubrique LIENS le site http://www.maia-asso.org , le site de la psychanalyste Geneviève delaisi de Parseval), ils seraient abasourdis par l'annonce de la très controversée ectogénèse (ou utérus artificiel) qui "libérera" les femmes qui le souhaitent des inconvénients physiques de la procréation ! Sous une forme ou une autre, notre désir de famille garde donc toute sa force. En dépit des chiffres qui confirment d'année en année la briéveté de la vie des couples modernes, nous voulons y croire contre vents et marées. Car une grande majorité de Français estiment que "la famille est la valeur la plus importante de la vie." Tout le paradoxe est là ! Autrefois, la famille était une institution. Aujourd'hui, elle est basée sur l'amour. La famille devient donc pour chacun de nous un rêve aux contours incertains, voire un fantasme. Qui possède au moins un mérite : ce rêve nous aide à vivre. Demain est un autre jour... "Melting pot" de la société coloniale ? Rupture encore, l'explosion des minorités ethniques et religieuses, issues des pays autrefois colonisés. Alors que la République laïque, moniste une et indivisible, entretenait des rapports avec le seul christianisme, elle est confrontée désormais à une société postcoloniale où, entre autres, Islam, Judaïsme , Bouddhisme réclament leur place. Dès lors, la République doit être sure d'elle-même et de ses valeurs pour jouer efficacement son rôle de chef d'orchestre, permettre que s'excerce pleinement la liberté de conscience. Paradoxalement, c'est à l'époque coloniale, ambivalante, controversée - même si elle était née d'idées progressistes- que l'on trouvait un certain "melting pot", avec tous les guillemets possibles. Surtout en Afrique du nord, où cohabitaient des populations de cultures et de cultes différents. (Voir Melting-pot dans la rubrique Lexique) E. Zemmour ou la terreur de devoire apprendre à son petit garçon : " Tu seras une femme mon fils !" On peut ainsi décliner toutes les évolutions actuelles. Celle des femmes,qui ne veulent plus du rôle que nous leur avions assigné. Cette liberté est encore à parfaire. Ainsi, les filles ont accès à presque toutes les professions et secteurs d'activité, mais elles se limitent elles-mêmes dans certaines filières du fait de préjugés intériorisés. Encore un effort. Osez, les filles ! Cette liberté génère des dégâts collatéraux. Les hommes, qui occupaient à eux seuls l'espace publique, se situent de plus en plus difficilement face aux femmes, qu'ils craignent comme jamais. Les livres d' Eric Zemmour (Le premier sexe", Denoël) témoignent de cette angoisse de certains hommes de se féminiser, avec la tentatation désespérée d'une réaction "virile"! perdre sa "virilité" : un fantasme qui fait écrire à ce journaliste qu'il ne veut pas dire à son petit garçon : "Tu seras une femme mon fils..." La notion de sexe fort se délite, sans être encore remplacée (ou timidement) par de nouveaux rapports hommes/femmes. Le professeur de sociologie Daniel Welzer-Lang estime lui, que "... Les femmes changent, ils changeront. Ils n'ont pas le choix." L'un des bouleversements les plus récents, est l'occupation progressive de l'espace public par les homosexuels. Même si la plupart des gays et surtout des lesbiennes se cachent encore dans leur placard aux yeux des hétérosexuels que nous sommes. Ici comme ailleurs, nous nous situons loin des stéréotypes rassurants. Cependant, nombre d'homosexuels-elles, aspirent à vivre en paix parmi nous, et à s'attacher à des valeurs telle que la famille. Ils rêvent de couples durables, s'efforcent d'officialiser leur union, avoir une descendance. Pour autant, Le tabou perdure. Des familles cachent encore fébrilement l'homosexualité supposée de leur grand homme disparu, du chef de guerre prestigieux, du grand resistant, etc. (voir la note "l'amour au pied du mur", petits fragments du livre) Transmettre, mais quoi ? Nos peurs ? Nos inhibitions ? Tout cela est de nature à troubler les plus sereins. Reconnaissons que ce monde en mouvement apparaît tellement insécurisant. Nous sommes tentés d'adopter une attitude de déni, en présence de ces ruptures successives.Que serons-nous capables de transmettre à nos enfants ? Evidemment, nous devrions interroger nos peurs, nos inhibitions, nos pesanteurs. Pas facile ! Pour ma part, je m'efforce de donner le reflet le plus fidèle possible, sous la forme de romans, essais, livres de témoignages, de ces ruptures et de leur corollaire, la difficulté à transmettre. (Et transmettre quoi ?).Dans le roman "LA FERME DU JUIF" (1998, éditions Romillat, Paris), un enfant d'une famille de colons catholiques né dans dans la Tunisie coloniale, voit son univers s'effriter puis s'effondrer. Surgit devant lui une société nouvelle, la Tunisie indépendante. Lui et les siens étaient chez eux, il sont devenus étrangers sur leur terre. Confronté plus tard à la France métropolitaine, l'adolescent se sentira tout autant étranger. A travers l'itinéraire d'un garçon écorché vif, c'est une nouvelle approche de la colonisation, de la décolonisation, du choc des ex coloniaux avec la France. (Voir la note "la ferme du Juif." "S'il y a une rupture et une crise de transmission, c'est bien chez les parents d'homosexuels" "COUPLES MIXTES POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE" (Editions Romillat, Paris, 2000), aborde, par le biais d'une centaine de témoignages, la question des familles composées d'ethnies et de cultures religieuses différentes. Je me suis attaché à un cas précis, les couples juifs/ chrétiens (ou de culture chétienne). A travers cet exemple spécifique, c'est l'ensemble des unions mixtes qui sont concernées. (Voir la note "Couples mixtes..." L'approche intimiste de la question révèle à quel point la réalité est multiple et contrastée. Indéniablement,les familles mixtes apportent une plus grande ouverture d'esprit aux enfants. Cependant, ces hommes et ces femmes qui ont transgressé les préceptes de leur religion, de leur tradition, de leur milieu social, doivent plus que d'autres privilégier entre eux et avec leurs familles un dialogue sans cesse réactualisé. Que vont-ils transmettre aux enfants ? Comment éviteront-ils le syncrétisme ( mélange anarchique et ignorant de l'essence même des religions) ? Le débat reste ouvert. "L'AMOUR AU PIED DU MUR : homosexuels, parents, famille, le désarroi " (2006, éditions Pascal, Paris), s'applique à faire ressortir la diversité de l'homosexualité, au delà des clichés, ainsi que les relations entre les gays et les lesbiennes d'une part, et d'autre part leurs parents, la famille élargie, les collègues. Sait-on qu'il existe des homosexuels-les juifs, chrétiens, musulmans, très attachés à leur foi, aux pratiques religieuses ou/et à leurs traditions, des homosexuels franc-maçons qui se réunissent dans des "Fraternelles" de Francs-maçons-nes homosexuelles, des homosexuels sourds, des homosexuels aveugles, des homosexuels handicapés ? Les gays et lesbiennes se retrouvent dans des associations, là où on ne les imaginait pas, les grandes entreprises industrielles, au Ministère des finances, dans des clubs de rugby ou de foot ball, au sein des grandes écoles, à Polytechnique, Centrale ou Sciences-Po... La liste s'allonge chaque semaine. S'il y a une rupture et une crise de transmission, c'est bien chez les parents d'homosexuels qui, dans un premier temps, pensent avoir échoué dans leur projet parental. Et que vont transmettre à leur tour les gays et lesbiennes qui ont eux-mêmes des enfants ? Car l'homoparentalité se développe de façon étonnante, au point qu' aux Etats-Unis, l'on évoque un véritable "Gaybyboom" A la fin de ce travail, des entretiens avec des religieux, sociologues, sexologues, psychologues, présidents d'association. Enfin, le Roman à paraître en 2008 est l'histoire d' une rupture qui en cache d'autres. Le personnage central, admirateur des femmes et de leurs évolutions, entreprend précisément une enquête sur les femmes, au moment où sa compagne décide de mettre un terme à leur vie commune... Roman qui ramène à "La ferme du Juif", puisque le héros est rattrapé par son passé et le passé colonial de sa famille... P. Chouchan ****************************************************************** Dans les autres rubriques, (La ferme du juif, Couples mixtes..., homosexuels : l'Amour au pied du mur...), vous trouverez des extraits de chacun de ces livres. Unerubrique " CRITIQUE DES LIVRES de P. Ch." aussi.. Dans la rubrique "DERNIERES NOUVELLES ", des informations récentes sur l'ensemble des sujets traités ainsi que des entretiens avec des spécialistes. Les rubriques LEXIQUE ET LEXIQUE SUITE. Enfin la rubrique "RESERVE AUX FEMMES" tolère l'intrusion des hommes s'ils viennent avec de bonnes intention
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RESERVE AUX FEMMES
BLOG DE PIERRE CHOUCHAN RESERVE AUX FEMMES BLOG DE PIERRE CHOUCHAN Cette rubrique est réservée aux femmes. A toutes les femmes. Aux adolescentes et leurs multiples questionnements. Aux femmes confrontées à la vie, aux hommes, aux autres femmes. Aux femmes qui s'interrogent sur leurs enfants, leurs petits-enfants. Aux femmes qui aiment les hommes, qui aiment les femmes, qui aiment les hommes et les femmes, simultanément ou alternativement, ou à celles qui aiment ni les uns ni les autres, aux "mamans" qui tentent de comprendre leurs enfants, aux filles qui en ont assez de comprendre leur maman. A celles qui désirent un enfant avec ou sans homme (IAD) ou pas d'enfant du tout. La sexualité n'est pas abordée par périphrase. Les hommes qui souhaitent visiter cette rubrique, sont invités à ne pas venir avec un regard de voyeur. Seulement pour mieux comprendre. Vous retrouverez ces thèmes dans les ouvrages de P. Chouchan, notamment "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire" et, pour ce qui est des lesbiennes, dans : "Homosexuels, l'Amour au pied du mur", chapitre XII "Les lesbiennes ces inconnues" pp. 150 à 170 LIENS. Quelques liens regroupés ici et que vous retrouverez dans "Abécédaire au féminin". Deux sites se rapportant au viol http://www.sosfemmes.com et http://www.sosviol.com . Le site de la sociologue Marie-France Hirigoyen à propos des violences faites aux femmes : http://hirigoyen.free.fr . Un site exclusivement réservé aux femmes : http://www.tassedethe.com . Un site sur les femmes expatriées : http://expactchc.com . le site des femmes ayant vécu ou vivant avec un homosexuel : http://www.femme-homo.org . Le site "Interdit aux hommes" http://www.interdit-aux-hommes.net . Le site de l'association "Coeur de femme" fondé par Mona Chasserio :" créer des liens avec les femmes exclues, instaurer le dialogue... www.coeurdefemme.com . Le site WIN (women in nuclear) de l'association regroupant des femmes ayant des responsabilités dans l'industrie nucléaire : http://www.win-global.org . Le site de la Grande Loge Féminine de France : http://www.glff.org . Le site de l'obédience maçonnique mixte Le Droit Humain : http://www.droit-humain.org . Le site de l'organisation de femmes le ZONTA, en France : http://www.zonta.org ou http://www.zontaclubsfrance . Le site de "Egalitere", une coopérative qui aide les femmes à créer leur entreprise : http://egalitere.free.fr . le site de la Coopération féminine http://cooperation-feminine.fr le site de bagdam espace lesbien pour aborder "la collective lesbienne" ou Alliance des Solidarités Lesbiennes : http://www.bagdam.org SOMMAIRE DE LA RUBRIQUE 1 regards sur les autres rubriques : en priorité dans la rubrique "Dernières nouvelles" un dossier sur l'inauguration à Toulouse le 23 fevrier de la rue Pierre Seel, déporté homosexuel. C'est une première en France. 2. Entretien avec Brigitte Boucheron, présidente de Bagdam Espace lesbien 3 Humeur. 4. Abécédaire pour les femmes ***** ** 2 Brigitte Boucheron, présidente de Bagdam Espace lesbien : « Plus les femmes et les lesbiennes seront fortes d’elles-mêmes, moins les hommes pourront imposer leur loi… »
« L’Alliance des solidarités lesbiennes » (ADSL) qui vient de voir le jour, groupe à Toulouse 16 associations de lesbiennes(1). (Voir dans la rubrique « lesbiennes » . La non-mixité de cette mouvance est souvent mal perçue chez les hommes, gays y compris. Face aux éternelles discussions, Brigitte Boucheron, présidente de « Bagdam Espace lesbien » a tenu à mettre ici les choses au clair une fois pour toutes. Brigitte Boucheron, quand on vous conteste le fait de travailler exclusivement entre femmes, vous réagissez toujours avec un profond agacement….
B.B. 40 ans après la naissance du MLF, avoir à expliquer l’évidence – notre droit de réunion et d’expression–, c’est vraiment fatigant ! La mixité pour nous, c’est perdre notre temps à faire de la pédagogie encore et encore auprès de messieurs-je-suis-partout (hétéros ou gays) qui ne se résolvent pas à devenir tout simplement relatifs, qui ne veulent pas – et c’est humain – renoncer à leur domination. De plus, la non-mixité relève du plaisir. Pourquoi voulez-vous que nous recherchions la compagnie de personnes qui ne nous donnent pas de plaisir. Et je ne parle évidemment pas de plaisir sexuel. Notre rapport d’adresse est d’abord les femmes et les lesbiennes. Aussi, quand une demande sur la non-mixité nous arrive, notre première réaction est un « pfff » d’ennui affligé, style « encooore ? » Mais il existe des hommes qui portent intérêt aux lesbiennes sans idée de domination !
B.B. Comprenez que l’intérêt d’un homme pour les lesbiennes nous paraît a priori suspect et à traiter avec des pincettes. En fait, notre méfiance se double d’un profond inintérêt pour ce que pensent les hommes dont nous n’attendons a priori rien de nouveau en ce qui concerne la transformation des rapports entre hommes et femmes. Et c’est dans l’ordre des choses : seules les femmes et les lesbiennes ont INTERET au changement. Nous ne croyons donc en ce domaine qu’aux rapports de force : plus les femmes et les lesbiennes seront fortes d’elles-mêmes, moins les hommes pourront imposer leur loi/discours/imaginaire, etc. Propos recueillis par Pierre Chouchan (1)Association d'Alliance des Solidarités Lesbiennes : Zéroses ; Idéaux et gorgones ;Violette et Marguerite; Air Libre ; L'Autre cercle ; Bagdam;Saouris ; Fifalia ; Folles saisons ; Lesbiagenda ; La Luna Loca ; Mondes ; Prat sisters ; Santé militante lesbiennes ; Les Toon's. 3 Humeur " Et s'il me plaît à moi d'être battue..." Trop de femmes, à travers le monde, subissent leur condition (1), nous le savons bien... Mais lorsqu'elles ont eu toutes les chances, quand elles sont diplômées d'études supérieures, quand elles exercent une profession valorisante et malgré tout se complaisent dans les pesanteurs culturelles ancestrales, on serait -parfois- tenté de baisser les bras. Hier soir, dans une grande ville quelque part en France : une salle comble pour une table ronde de journalistes, un dialogue avec le public, sur la déontologie des journalistes, sous l'égide d'une importante association, le GREP (2). Les journalistes : trois hommes, deux femmes. Les hommes ont longuement débattu avec le public. Les femmes n'ont pas ouvert la bouche, ou rarement, presqu'en s'excusant. Le peu qu'elles ont osé dire était remarquable, avec l' humilité et le ton que l'on est en droit d'attendre de la profession. Autour de moi, dans la salle, des femmes regrettaient cet effacement. L'une d'elle m'a confié : "Devant ce spectacle, je crois qu'il nous reste beaucoup de chemin à accomplir !" Au cocktail qui a suivi, j'ai exprimé aux deux consoeurs ma surprise de les avoir vues servir de faire-valoir aux "Zommes", journalistes vrais de vrais, sachant se mettre en valeur. L'une est depuis six mois dans la profession après son cursus dans une école de journalisme. L'autre a 24 ans de carrière derrière elle, au sein d'une télévision de service public. Elles n'ont pas voulu admettre la réalité et ont tenté de "m'expliquer", de se justifier. Expliquer quoi ? Justifier quoi ? J'avoue ne pas leur en avoir donné le loisir. Il leur aurait fallu parler PENDANT le débat, pas après. Hier soir, elles ont prolongé la retenue de bon aloi, devant leurs Seigneurs et Maîtres, de leurs grands-mères, voire de leurs arrières grand-mères. Pourtant, elles se sont cabrées.... contre moi ! N'est-ce pas chez Molière, cette petite phrase : "Et s'il me plaît à moi d'être battue !" ? P. Chouchan (1) Le "Livre noir de la condition des femmes", sous la direction de Christine Ockrent, vient de paraitre en format de Poche (Points). Il montre précisément à quel point le sort des femmes à travers la planète est différent d'une région du monde à l'autre. Une trentaine de spécialistes de disciplines différentes ont apporté leur concours à ce travail, dont la sociologue Françoise Héritier et le gynécologue obstétricien René Frydman. (2) Le GREP de Toulouse. 4. ABECEDAIRE POUR LES FEMMES (Blog de Pierre Chouchan) Avant la violence (Intervenir) : Les femmes vivent une époque formidable. Enfin la liberté, l’indépendance, le pouvoir… Minute ! Pas toujours. Pas toutes. Beaucoup, même parmi les plus jeunes, gardent vis-à-vis des hommes un sentiment d’infériorité inculqué depuis la nuit des temps. On le retrouve dans les relations sexuelles, où tant de femmes n’osent pas « éduquer » l’homme, on le retrouve dans le couple en général. Beaucoup se laissent encore enfermer dans le huis clos du couple. Marie-France Hirigoyen, psychiatre spécialisée dans le harcèlement, la violence, a analysé la dérive où conduit cette aliénation. Au début, il y a une simple intimidation et les femmes peuvent ne pas se rendre compte que le cauchemar a commencé. Elles sont déjà piégées. Il ne faudra pas attendre longtemps pour les bousculades, les coups. Les conseils qu’elle donne dans « Femmes sous emprise, les ressorts de la violence dans le couple », Pocket), c’est d’intervenir très en amont, dès les premiers signes de violence psychologique. Voir le site de M. F. Hirigoyen, « Harcèlement moral » : http://hirigoyen.free.fr . Les femmes de tous les milieux socio culturels peuvent être concernées. Il faut savoir qu'on est arrivé à déterminer qu'il existe un homme violent sur dix. Ainsi, par exemple, la communauté juive n'est pas épargné. Deux association de femmes juives, la WIZO et La Coopération féminine http://www.cooperation-feminine.fr , se sont réunies pour créer l' association NOA avec un numéro d'appel anonyme. D'une façon plus générale, On peut aussi consulter les ouvrages du chercheur et professeur de sociologie Daniel Welzer-Lang, notamment « Les hommes violents ». (Réédité dans la petite bibliothèque Payot) et les hommes aussi changent. Voir dans la rubrique LEXIQUE : "Couple" Avortement : (Voir Lexique) Contraception et IVG : (Voir Lexique) Conversions de femmes (à une religion) : voir dans la rubrique LEXIQUE : "Conversion (au Judaïsme)" avec une intervention du dr Gérard Haddad, psychanalyste et de Joëlle Allouche Benayoun psychosociologue D’une femme l’autre : (de Marguerite Duras à Christine V.) Des circonstances dramatiques ont amené les destins de deux femmes, appartenant à deux planètes différentes, à se croiser. L’une était une grande écrivaine française, l’autre mère de famille de la France profonde. Marguerite Duras (1917- 1996) est mêlée, par le quotidien Libération interposé, à un fait divers, la mort mystérieuse d’un enfant. Le corps d’un petit garçon a été retrouvé, les mains attachées, au fond d’une rivière. Une affaire complexe dont on ne connaîtra certainement jamais le-la coupable. La mère de l’enfant sera mise en examen, soupçonnée de la mort de son enfant et incarcérée pendant jours 12 jours. Libération commande à Marguerite Duras un reportage. Elle se rend sur les lieux. Il en ressortira un article, qui continue à faire scandale. Son titre est devenu célèbre : « Sublime, forcément sublime, Christine V. » Dès qu’elle voit la maison familiale, la conviction de la romancière est faite. « … La maison, je l’ai vue. (&hellip elle nous est apparue, tout à coup. Seule sur le sommet d’une colline nue. Dès que je vois la maison je crie que le crime a existé. C’est ce que je crois (&hellip L’enfant a dû être tué à l’intérieur de la maison. Ensuite il a dû être noyé C’est ce que je vois. C’est au-delà de la raison… » Marguerite Duras va préciser sa « vision » : … On l’a tué ainsi, sans doute dans la douceur, ou bien dans un amour soudain, incommensurable, devenu fou, d’avoir à le faire. » Et puis quelques lignes plus bas : « … Au lieu d’être dans une angoisse immédiate, atroce, à cause de la disparition de cet enfant, Christine V parle (à la nourrice) de l’existence qu’elle a endurée. Comme si la disparition de cet enfant en inaugurant un malheur à venir fermait les vannes d’un malheur passé. C’est là, il me semble, que la raison du meurtre se rapprocherait, qu’une sorte de relation causale décisive s’établirait entre la vie de Christine V et la disparition de son enfant… » Un peu plus loin, elle sera davantage explicite. « … Il arrive que les femmes n’aiment pas leurs enfants, ni leur maison, qu’elles ne soient pas les femmes d’intérieur qu’on attendait qu’elles soient. Qu'elles ne soient pas non plus les femmes de leur mari. Qu’elles ne soient pas de bonnes mères, de même qu’elles ne soient pas fidèles, des fugueuses et que malgré cela, elles aient tout subi, le mariage, la baise, l’enfant, la maison, les meubles et que ça ne les ait changées en rien même pour un seul jour. Pourquoi la maternité ne serait-elle pas mal venue, pourquoi la naissance d’une mère par la naissance d’un enfant ne serait-elle pas ratée elle aussi, par la paire de gifles de l’homme, par les beefsteaks mal cuits par exemple ? (Quand elles ont un enfant qu’elles ne reconnaissent pas comme leur propre enfant, qu’elles ne voulaient pas vivre. Et dans ce cas, aucune morale, aucune sanction ne leur fera reconnaître que cet enfant est le leur… » Après avoir expliqué cette révolte contre une condition féminine millénaire, l’auteur des « Petits chevaux de Tarquinia » conclut : « … Ce qui aurait fait criminelle Christine V., c’est un secret de toutes les femmes, commun. Je parle du crime commis sur l’enfant, désormais accompli, mais aussi du crime opéré sur elle, la mère. Et cela me regarde. Elle est encore seule dans la solitude, là où sont encore les femmes du fond de la terre, du noir, afin quelles restent celles qu’elles étaient avant, reléguées dans la matérialité de la matière. Christine V. est sublime, forcément sublime. » ** Christine V. sera mise hors de cause par la justice. Reste ce texte, pour l’éternité. Après l’avoir lu, Christine a dit en substance : « Mais qu’est ce qu’elle me veut, cette femme ? » Elle parlait ainsi de Marguerite Duras, qui venait de l’immortaliser. (Il est toujours possible de publier dans ce blog le texte intégral de Marguerite Duras si vous le desirez) Divorce (à l'initiative des femmes) : depuis l'instauration du divorce en 1792 - supprimé en 1816, rétabli en 1884 -, les femmes demandent davantage le divorce que les hommes. Dès qu'elles en ont eu la possibilité grâce aux lois multipliant les motifs, elles ont l'initiative de plus en plus souvent, dévoilant ainsi violences et injures graves dans le couple. En 1975, apparait le divorce par consentement mutuel (requête conjointe) et il est plus difficile de déterminer de façon claire qui est à l'origine de la procédure. Mais la requête conjointe n'est- elle pas l'arbre qui cache la forêt ? Il est aujourd'hui question de mettre hors du cadre de la justice les divorces par consentement mutuel, ceux-ci étant considérés comme non conflictuels. Ce consensus ne serait qu'une apparence, si l'on en croit magistrats et avocats interrogés, qui constatent dans presque tous les cas, derrière le consentement, des rapports de force ou une décision imposée par l'un des conjoints. La déjudiciarisation du divorce pourrait donc être une régression pour le (la) plus faible. En tout état de cause, pour les divorces à la demande d'un des conjoints, donc "conflictuels", les femmes en sont en grande majorité à l' origine. Et plus les femmes sont indépendantes financièrement, plus le niveau intellectuel et social est élevé, moins elles supportent une vie qui ne leur convient plus et se donnent le droit d'en choisir une autre. Savez-vous pourquoi "on" a reculé le plus possible l'apprentissage de l'écriture pour les femmes ? Afin qu'elles ne puissent écrire à leur amant. (Voir aussi "Les femmes" de Yannick Ripa, ed. du Cavalier bleu) Education sexuelle (des filles) : en dépit de l'arsenal de moyens contraceptifs dont elles disposent, trop de jeunes filles se retrouvent enceintes et sont contraintes d’avoir recours à l’IVG, ou alors, quand c’est trop tard, d'aller jusqu’à l’accouchement. Il leur reste ensuite la voie de l’abandon, ou d’élever l’enfant. Un psychiatre et pédopsychiatre, Stéphane Clerget, lève le tabou sur les grossesses interrompues et décrit les profondes séquelles psychologiques sur les femmes. Des conséquences qui vont du traumatisme à la dépression, mais niées et banalisées par l’entourage. (Quel âge aurait-il aujourd’hui ? 2007, Fayard). L’éducation sexuelle à l’école ou dans les familles est tellement timide dans nos pays latins ! Quelques auteurs-es ont publié des livres pratiques et qui disent les choses telles qu’elles sont. Il y a entre autres les ouvrages du Dr Catherine Solano, médecin sexologue -« Sexo ado » (Marabout)-, où tous les thèmes qui intéressent les adolescents-es (et les autres !) sont abordés de front. Une gynécologue, Catherine Rinieri, a publié un intéressant dialogue mère /fille : « Comment parler du vagin à sa fille." (Ramsay, 2006) C’est un traité sans complexe, comme l’affirme l’auteure, de l’anatomie et de la sexualité au féminin. On peut citer aussi les émissions sur la sexualité, de Skyrock, Fun radio ou Europe 2, mais j’aurais une très nette préférence pour « les filles du Mouv », traitée pour des femmes et avec des femmes, à la radio rock de Radio France le Mouv’ (du lundi au vendredi, de 21 h. à minuit), animée par Emilie Mazoyer : un point de vue féminin, notamment au sujet de la sexualité, ce qui change tout ! Emilie invite chaque semaine le Dr Catherine Solano, pour répondre aux questions les plus délicates des filles… et aussi des garçons qui écoutent l’émission. Enfin, les choses changent quelque peu, tout de même : des moyens d’information se mettent en place. Un clip passe actuellement à la télévision sur l’origine du cancer du col de l’utérus (les relations sexuelles) et les moyens de s’en prémunir. (Voir dans la rubrique LEXIQUE Contraception et IVG. Education sexuelle. Avortement. Voir aussi dans Lexique suite : La pilule ou enfin la lberté Exclusion des hommes (Juste retour des choses ?) : Rien n’est pire que d’être exclu d’un lieu public, dun cercle, d'un groupe.Les minorités victimes de ces pratiques en savent quelque chose. Et les femmes, donc ! Longtemps, elles n’ont pas été admises, formellement ou de fait, dans de multiples espaces qui nous étaient réservés. Aujourd’hui la donne a changé. Des groupes de femmes, notamment des mouvances de lesbiennes "non mixtes", désirent se réunir exclusivement entre femmes. Rien qu’entre femmes. Alors nous parlons de scandale, nous poussons des cris déchirants d'orfraies. Certes, cela ne nous fait pas plaisir. Ne me fait pas plaisir du tout. Pour une fois, nous autres les garçons, nous éprouvons la sensation désagréable d’être exclus. C’est intolérable n’est ce pas ? Voir dans "L'amour au pied du mur " : Laurence et mon excédent de testostérones", rencontre (brêve) avec la Présidente de l'association de femmes "Violette et Marguerite". extrait : "... Laurence n'a rien à faire de ma bonne volonté. Dur de sentir son caprice (d'homme) contrarié. Pourtant, elle l'a dit tout à l'heure. C'était clair. Elles veulent être entre femmes. Il n'empêche. C'est si insupportable d'être exclu, pour une fois. Ce soir le monde ne m'appartient pas. Ce soir, je suis empêtré dans mon hétérosexualité." (p.p. 152 à155) Dur en effet ! suite de l'histoire : parfois, je croise Laurence dans des réunions. Récemment, je l'ai vu interpeller vertement un élu candidat à une élection municipale. Aurai- je une chance d'entamer un dialogue un jour avec elle? Et pourquoi le faudrait -il absolument ? Pourquoi ne laisserai-je pas Laurence et son groupe continuer leur route sans moi ? (Voir : Réseaux féminins et aussi Lesbiennes qui se regroupent) Femmes, révolutions et droit de vote : Pourquoi donc dans notre démocratie française les femmes ont-elles été oubliées au cours des soubresauts et révolutions qui secouent le pays depuis 1789 ? Pourquoi a-t-il fallu attendre un décret du général De Gaulle en 1944 pour qu’elles obtiennent le droit de vote ? Pourquoi les femmes qui militaient pour le droit de vote étaient-elles appelées par dérision « suffragettes » ? Estimait-on que ce genre de combat était le fait de « bourgeoises » désoeuvrées, alors que les véritables problèmes étaient ailleurs ? Pire. Des esprits éclairés, estimaient avec condescendance que ces pauvres femmes, si faibles de caractère, incultes, influençables, instables, allaient voter comme le demanderait leur mari ou monsieur le curé, ou alors selon des critères éloignés de la raison. ("Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie ", dit un proverbe médiéval). De toute façon, chacun savait bien que la politique n'intéressait pas les femmes. Il a fallu attendre 1944. Il y a tout juste quelques petites décennies ! Jusque là, elles étaient considérées comme des mineures ou des malades mentales. Cependant, la partie pour elles étaient loin d'être gagnée et, ainsi que le fait remarquer Yannick Ripa, maître de conférence d'histoire des femmes à Paris VIII. Le véritable changement viendra avec la parité. (Voir Les femmes, collection idées reçues, éditions Le Cavalier bleu.) Femmes ou ex femmes (d’homosexuels) : Les témoignages abondent de femmes qui pendant une partie de leur vie, ont partagé leur existence, en connaissance de cause ou non, avec un homme homosexuel ou un bisexuel. Il y a celles qui se sont mariées tout en pensant « changer » leur conjoint. Il y a celles qui apprennent plusieurs années- et plusieurs enfants- après leur mariage, l’orientation sexuelle de leur mari ou compagnon. Un certain nombre d’entre elles ont édifié un site nommé, précisément : http://www.femme-d-homo.org . Les animatrices de ce site notent que les femmes n'ont jamais osé s'exprimer sur ce sujet tabou. Ici, elles parlent, elles expliquent comment elles ont vécu leur quotidien de femme, d'épouse, de mère. "Femme d'homo" se veut un lieu d'accueil, de conseils, dans un esprit d'acceptation des différences. Femmes et Franc-maçonnerie : Il existe une obédience maçonnique strictement féminine, la Grande Loge Féminine de France (GLFF). Et aussi des obédience mixtes, dont "le Droit Humain", "La Grande Loge Mixte de France". Jusqu'à présent, le Grand Orient De France (GODF) n' est pas mixte, même si la plupart de ses loges acceptent de recevoir des femmes en "visiteuses." Mais les choses sont en train de bouger au GODF... voir plus bas "Réseaux féminins", et dans la rubrique LEXIQUE : "Francs-Maçons" et "Fraternelles maçonniques" Femmes et création d'entreprise : une constatation : parmi les créateurs d'entreprises, il n'y a que 25 % de femmes. La coopérative "Egalitère" s'attaque concrètement à ce problème. Elle aide les femmes dans leurs projets, à la fois pour que l'on puisse prendre les candidate au sérieux, et pour les aider... depuis la petite enfance où déjà se mettent en place des séréotypes. http://egalitere.free.fr . Nous y reviendrons. Femmes (hétérosexuelles) et gays : Les femmes hétérosexuelles aiment la compagnie des gays. Ils sont sympas, savent faire la fête, sont tellement plus élégants et soignés que les hétéros. Et puis avec eux, les filles peuvent se détendre, baisser la garde. Avec les garçons hétéros, disent-elles, il faut garder les distances quand on n'a pas envie d'aller plus loin, car ils sont toujours prêts à interprêter les attitudes féminines. Rien de cela avec les gays. Ils peuvent devenir de véritables amis, sans ce risque d'ambiguité. Un petit inconvénient toutefois. Elles oublient que les gays ne sont pas attirés par les femmes. Et dans une certaine mesure, ils nient leur féminité, donc ils les nient tout court. A la longue, cela peut devenir un souci. Mais de plus en plus, les femmes souhaitent sortir le soir, s'amuser et pouvoir avoir la paix côté garçons. Alors, elles sont nombreuses à sortir avec des copines lesbiennes, dans des bars ou des établissements lesbiens. Mais comme rien n'est jamais simple dans ce monde, là aussi il peut y avoir de petits problèmes de drague avec les femmes, reconnaissent-elles. Mais bon. Et puis, sait-on jamais, une "révélation"est toujours possible. Garçons (pression des) : On sait que les premières relations sexuelles des filles ont lieu en moyenne à 17 ans. Et avant ? Chaque fille est la seule à savoir si elle est prête. Il ne s’agit pas de céder aux pressions du petit copain pour lui faire plaisir. La vie sexuelle future dépendra de la façon dont elle a débuté. Si elle n’en a pas encore envie, elle doit être capable de résister. Encore une fois, des relations sexuelles prématurées et non pleinement voulues peuvent gâcher l’avenir. Et surtout, le copain en question doit être capable d’accepter le refus éventuel. Pour éviter les blessures d’amour-propre, il s’agit de présenter les choses avec une certaine diplomatie. (Voir éducation sexuelle des filles) et lire "Sexo Ado" du Dr Catherine Solano. Gynécologue (un ou une ?) : J’ai toujours été surpris par les femmes qui choisissent un et non une gynécologue. Pourtant, celles qui connaissent ou ont dans leur famille un gynécologue homme, sont abasourdies par leur vision des femmes, leur vocabulaire dévalorisant, souvent méprisant, voire ordurier. Les psychiatres consultés-es à ce sujet le reconnaissent, mais ne semblent pas vouloir en tirer de conclusions. C’est ainsi, disent ils-elles. Ils sont comme ça. Un peu court, non ? Naturellement, si un ou plusieurs gynécos hommes lisent ces lignes et veulent faire savoir qu'ils ne pas « comme ça », qu’ils nous écrivent. Nous leur donnerons la parole et les conseillerons aux femmes. Que celles qui ont choisi un gynéco homme nous expliquent les véritables raisons de leur choix. J’en connais qui seraient très intéressées d’en savoir davantage. Cela dit, je reconnais que ces quelques lignes sont un tantinet subjectives. Il y a de grands gynécologues obstétriciens qui font un travail remarquable. Je ne citerai que le Pr René Frydman de l'hôpital Antoine Béclère de Clamart, brillant pionnier en France de la Fécondation In Vitro et ses collaborateurs. Et aussi mon ami Paul B., compétent et gentil comme tout avec ses clientes, auxquelles il consent des échographies tous les quinze jours, si elles veulent admirer l'évolution de leur futur bébé ; et aussi mon cousin par alliance Remi C., et tous ceux que les femmes n'échangeraient pas contre deux barils d'Ariel. Il n'empêche... Hommes (les filles doivent éduquer les) : C’est l’évidence. La sexualité d’une fille étant plus complexe, c’est aux filles de guider leur partenaire débutant. Mais les plus jeunes nous disent qu’elles n’osent pas. Par exemple, les garçons n’ont pas idée à quel point le clitoris est déterminant dans les relations sexuelles. (Si si, les filles interrogées se montrent formelles à ce sujet !) Les garçons ne sont pas au même rythme que les filles. Il suffirait qu’elles prennent l’initiative, par exemple se placer au dessus de leur partenaire et diriger les opérations. Mais les adolescentes gardent encore une timidité ancestrale face aux garçons… Et puis aussi, elles doivent commencer à apprendre elle mêmes leur propre fonctionnement. Voir Garçons (pressions des) ; voir aussi "Education sexuelle des filles". Infertilité : voir cette entrée dans la Rubrique LEXIQUE Lesbienne. Femme homosexuelle. Le terme procède de l'une des plus grandes îles grecque, Lesbos dont la cité la plus importante était Mytilène. A Lesbos vivait la poétesse Sapho, entourée de femmes. Jusqu'au XIX° siècle, le terme utilisé pour désigner les lesbiennes était "tribade" d'un mot grec signifiant se frotter. C'est l'un des signes prouvant qu'au cours du temps, on n'a pas vraiment cru à la sexualité des lesbiennes, sous le prétexte qu'elles n'avaient pas de pénis, donc qu'il ne pouvait y avoir de pénétration. Depuis, nous savons que la sexualité est plus complexe et qu'il existe tant de possibilités. D'autant que la pénétration est toujours possible grâce aux sex toys ( jouets sexuels), de plus en plus variés,sophistiqués et surprenants. Si vous désirez briller dans un repas en ville, vous pouvez dire que Marcel Proust, pour désigner les lesbiennes dans "La Recherche...", employait le terme de Gomorrhéenne, en référence à la ville biblique bien connue de Gomorrhe (ville-soeur de Sodome). Parmi les nombreux soucis que rencontrent les lesbiennes, persistent cette non reconnaissance de leur sexualité, une difficulté à trouver des "stars" lesbiennes auxquelles s'identifier, et le peu de presse dédiée aux lesbiennes. A notre connaissance, il existe en France les magazines "Lesbiamag", "la Dixième muse" et le guide annuel "Dyke guide". Si vous désirez en savoir davantage sur le sujet, lisez le petit livre de Stéphanie Arc "les Lesbiennes" aux éditions du Cavalier Bleu : comme tous les ouvrages de cette collection idées reçues, l'auteure part des stéréotypes pour expliquer les choses très clairement. Voir dans la rubrique LEXIQUE l'entrée "enfants d'homosexuels-les" : vous y trouverez notamment le relation d'une études sur les enfants de couples de lesbiennes. Et voir aussi dans "l'Amour au pied du mur" de P. Chouchan, notamment des pp. 149 à 170, "Les lesbiennes, ces inconnues". Lesbiennes et VIH : Certains-es proclament qu’il y a peu de chances que les homosexuelles puissent être concernées par les risques. Pourtant si. Le relâchement dans les précautions concerne aussi les femmes qui aiment les femmes. Par exemple, faire circuler sans précaution des sex toys. Mais oui ! Attention, les filles. Et puis vous ne savez pas si votre partenaire n'a pas été tenté un soir par un hétéro. Sachez alors que la paroi du vagin est particulièrement receptive aux IST et au VIH/Sida (Voir dans rubrique Lexique, "Lesbiennes" et "Lesbiennes moins considérées que les gays ?" Lesbiennes (moins considérées que les Gays ?) : Elles ont donc bien moins de visibilité que les gays. Beaucoup sont contraintes à garder le secret au fond d'elles, qu'elles soient ou non mariées. Si elles sortent du placard, elles nous confient qu'elles doivent affronter une double difficulté : celle d'être femme et d'être lesbienne. Dans le regard de l'autre, ce serait moins admis que l'homosexualité masculine. Ou alors, nombre d'hommes voient dans une caricature de la sexualité lesbienne de quoi nourrir leurs fantasmes. (films pornographiques). Il reste le choix, chez un grand nombre de lesbiennes, de reculer l'échéance, de faire croire, d'abord à leurs parents et à leur familles, qu'elles sont des hétérosexuelles pures et dures. Extrait de "l'Amour au pied du mur", : "... En apparence, la vie est plus facile pour les lesbiennes (que pour les gays). Elles gardent leur mystère, elles n'ont pas de mal à faire croire à la famille ou aux autres qu'elles partagent un appartement ou vont en toute innocence en vacance avec une simple copine. C'est si aisé de faire prendre des vessies pour des lanternes. Pour son confort moral, Jessica s'est inventée un gentil Jérôme, ingénieur expatrié en Arabie (...) Aux yeux de ses parents, elle vit seule dans son appartement. Sauront-ils que la compagne de Jessica vit dans l'appartement d'en face et que les deux jeunes femmes se rejoignent dès que les regards opportuns se sont éloignés ? (...)Jessica recule l'échéance. Jusqu'à quand ?" (Voir "l'Amour au pied du mur, chapitre "Les lesbiennes ces inconnues pp. 150 à 170). Et puis d'autres passent le pas, imposent ce qu'elles sont, vivent en couple, mettent en place un projet parental. Et miracle : dès qu'elles ont des enfants, leurs propres parents, les voisins, les parents d'élèves, les enseignants, la femme de ménage, ne voient en elles que des mamans, et non plus des lesbiennes. Enfin, les témoignages de lesbiennes se multiplient, qui prouvent que les relations avec les gays sont loin d'être idylliques. Tout gays qu'ils soient, elles leur reprochent de se comporter comme des garçons classiques et en plus, avec eux, certaines se sentent niées en tant que femmes. Lesbiennes (qui se regroupent.) C'est une première en France. 16 associations et groupes de femmes ont décidé depuis le 2 fevrier 2008, de créer à Toulouse et dans la Région Midi Pyrenées une "Collective" lesbienne "appelée "l'Alliance des solidarités lesbiennes". Les associations : Zerose ; Idéaux et gorgones ; Violette et Marguerite ; Air Libre ; L'autre cercle ; Bagdam ; Saouis ; Fifalia ; Folles saisons ; Lesbiagenda ; La luna loca ; Mondes; Prat sisters ; Santé militante lesbienne; Les toon's. Elles rassemblent quelque 2000 adhérentes et travaillent sous le signe de la visibilité lesbienne avec des conférences et des animations. Elles ont mis en place un "printemps lesbien".Voir notamment le site http://www.bagdam.org . A Toulouse toujours, Bagdam espace lesbien organise un colloque international d'études lesbiennes tous les deux ans. Le prochain se déroulera en 2009. ( Voir aussi "réseaux féminins" voir aussi plus haut l'entretien avec Brigitte Boucheron, présidente de Bagdam Espace lesbien.) Néandertal (hommes et femmes de) : A armes égales ? (Voir rubrique LEXIQUE suite. Point G (Pour en finir avec le) : on n'en finit jamais totalement avec les mythes ! Pourquoi le point G ? G comme Ernst Gräfenberg, un médecin allemand qui prétendait avoir trouvé, en 1950, le point du plaisir à l’intérieur du vagin. Il y eut un engouement pour la chose et beaucoup ont voulu absolument faire du point G une certitude. Or, si le clitoris est l’organe du plaisir et provoque presque à coup sûr l’orgasme, rien n’est moins sûr pour le point G en particulier et l’orgasme vaginal en général. Une anecdote tragi-comique montre jusqu’où les certitudes du début du XX° siècle pouvaient aller. La grande psychanalyste Marie Bonaparte ne parvenait jamais à l’orgasme. (Et comme son mari les Prince de Grêce était gay, cela ne l'aidait pas à progresser !). Elle décida alors de subir l’opération miracle. Elle se fit procéder à l'ablation du clitoris pour le réimplanter dans le vagin, là où le point G était sensé se trouver. Une folie sans doute excusable, à une époque où l’on ne doutait de rien ! En réalité le point G, s’il existe, n’est pas un point mais une zone, et de dimension variable. Les spécialistes ne sont pas d’accord entre eux, d’autant que d’autres zones érogènes peuvent se trouver à l’intérieur du vagin. La seule « spécialiste », c’est chaque fille, chaque femme. Il leur faut souvent des années pour éprouver un orgasme vaginal, point G ou non. Au début des relations sexuelles, si on veut un résultat... le clitoris. Il faut donc l’apprendre aux garçons, si les filles sont hétéros. Si elles sont homosexuelles, pas de souci... Elles sont même en mesure de donner des cours aux femmes hétéros (appelées "hétérotes" dans les milieux gay et lesbien). Oui je sais, une auteure américaine de best sellers affirme pendant des centaines de pages que le point G existe et bien d'autres choses. Je ne la conseillerai pas ici, jusqu'à plus amples informations... (A suivre ?) Réseaux féminins : Les femmes s’organisent. Il y a quelques années, des groupes de femmes responsables dans différents secteurs faisaient timidement leur apparition. Aujourd’hui, on assiste à une véritable explosion des clubs, réseaux, cercles d’affaires au féminin. Voir Clubs et réseaux féminins de Emmanuelle Cagliardi et Wally Montay. Parallèlement, E. Cagliardi a créé le site « Interdit aux Hommes. » http://www.interdit-aux-hommes.net . Il y a aussi des femmes Francs- Maçons dans des obédiences mixtes telles que "le Droit Humain" http://www.droit-humain.org , mais aussi des francs-maçonnes qui désirent être dans une obédience entièrement féminine, à savoir la Grande Loge Féminine de France (GLFF). Le site : http://www.glff.org ( rédigé en français, anglais, espagnol et... arabe) ; les femmes de la GLFF sont environ 12 000, la Grande Maîtresse actuelle se nomme Yvette Nicolas. Et elles précisent bien que "...spécificité féminine ne signifie ni repli, ni défiance par rapport à un travail (maçonnique) partagé par les hommes..." . Autre important réseau féminin, l'organisation internationale ZONTA. Elle regroupe des femmes ayant des responsabilités et qui oeuvrent pour faire avancer le statut des femmes. Leur site : http://www.zonta.org ou http://zontaclubsfrance.org . Voir aussi WIN (le nucléaire au féminin) http://www.win-global.org . Lire plus haut : Exclusion des hommes (Juste retour des choses ?) et aussi "Les lesbiennes qui se regroupent" Rétribuées : Ce n’est pas une nouveauté. Depuis des années nous recueillons, comme d’autres, des témoignages (confessions?) d’étudiantes, de femmes mariées, de mères de famille, qui régulièrement ou occasionnellement se font rétribuer en échange de relations sexuelles. Dans le plus grand secret, bien évidemment. Deux livres viennent d'être publiés à ce sujet : un témoignage d’une jeune fille de 19 ans Laura D. (1) et le travail d’Eva Clouet (1) qui termine un master de sociologie. L’une et l’autre soulèvent un minuscule coin du voile d’une réalité ancienne que nous nous sommes tous bien gardés d’étaler sur la place publique. Tabou ? Omerta ? Réalité trop banale ? Peut -être. Sans doute avons-nous eu tort de considérer comme courantes et anodines des pratiques qui soulignent qu’il existe encore une condition féminine. C’est grave, n’en déplaise aux assertions de jeunes filles qui imaginent qu’elles ont trouvé là une solution comme une autre à leurs problèmes financiers. Les causes en sont multiples. Cela porte un nom. Au-delà de toute référence éthique ou morale, on connaît les risques depuis longtemps. Une fois de plus, il y a les parents, à cent lieues de la réalité de la vie de leur enfant. La petite est sérieuse, elle poursuit des études à Paris ou ailleurs, elle réussit bien à ses examens, elle nous fait honneur, aux yeux de la famille et des voisins.... Par quelque entrée que l’on aborde les relations parents/ enfants, on observe d'ailleurs cet aveuglement. En tout état de cause, je ne pourrai jamais croire que ce recours est anodin. Ou alors que l'on me prouve le contraire. A quoi bon évoquer ici la complexité de la sexualité féminine, pour la voir démolie allègrement ( et souvent pour toujours) par ces éternels « gentils messieurs », les clients.… Il serait d'ailleurs intéressant d’en démasquer quelques uns. Nous aurions de belles surprises. De quoi vous mêlez vous, me dira t-on ? Elles sont libres. De quoi je me mêle, en effet. Il n’empêche, cela m’attriste. J’en ai bien le droit ! D'autres ont une approche très différente de la mienne: Ils évoquent "les métiers de sexe" et se réfèrent à l'écrivaine Griselidis Réal. Le site genevois www.aspasie.fr se situe dans cette perspective. Voir : (2) Eva Clouet « La prostitution étudiante à l’heure des technologies de communication." et (1)Laura D. "Mes chères études" (sortie 17 Janvier 2008 aux éditions Max Milo.) Réussite (des femmes) : Le jour où une femme médiocre réussira à de hautes fonctions, la partie sera gagnée, disait en substance une femme politique. On en est loin en 2008. Qu'est ce qui coince ? De multiples et insidieux facteurs freinent leur percée. Et puis aussi, elles- mêmes quand elles persistent dans des attitudes culturelles séculaires. Un petit livre publié voici quinze ans donne des clés à ce sujet : "Allez les filles, une révolution silencieuses" de Christian Baudelot et Roger Establet a été réédité en format de poche (Point) et mis à jour. Christian Baudelot est professeur à l'Ecole Normale Supérieure, Roger Establet professeur émérite à l'université de Provence. A sa sortie, on lisait dans le Monde de l'éducation : (...les dindonnes de la farce (...) ne pourront plus jouer les autruches" après l'avoir lu. Pourtant, au départ, cet ouvrage comme d'autres, fait état d'un véritable mouvement de fond : " (...) Les filles l'emportent aux quatre étages de l'édifice scolaire. A l'école primaire, qu'elles sont plus nombreuses à traverser dans les temps. Au collège, dont elles se font moins souvent expulser pour l'apprentissage ou le professionnel court ; au lycée, où déjà plus nombreuses, elles obtiennent des résultats légèrement meilleurs que les garçons au baccalauréat; dans l'enseignement supérieur enfin, par un taux d'accès plus élevé...). Mais ensuite les attendent au coin du bois stéréotypes éducatifs toujours d'actualité et intériorisés, attitude des familles qui a moins évolué qu'on le croit, etc. En dépit d'évolutions considérables- en 1900 il y avait 624 étudiantes en France- elles n'en sont qu'au début du chemin vers l'égalité... (Voir Réseaux féminins et voir plus haut le billet d'humeur "et s'il me plait à moi d'être battue" Simulation : éternelle question. Pourquoi tant de femmes simulent l' orgasme . Autrefois, Brassens avait évoqué l'ennui féminin dans une chanson célèbre "Quatre vingts quinze pour cent des fois...". Je pose régulièrement la question. Au-delà des idées reçues, les réalités sont assez tristes et désolantes dans ce XXI° siècle déjà avancé. Les réponses varient d'une femme à l'autre. Plusieurs m'ont expliqué qu'elles avaient rarement (et par hasard) des orgasmes avec leur copain ou leur mari, mais cela faisait plaisir à leur partenaire qui se sentait tellement valorisé... Très louable, mais voilà une attitude qui ressemble à s'y méprendre à celle de vos grands- mères, voire de vos arrières-grands mères ! Mais bon. C'est un choix. D'autres femmes, plus réalistes, le font pour avoir "la paix" selon la formule (encore) habituelle. Il y a aussi le cas de toutes ces femmes mariées mais secrètement attirées par des femmes,qui font contre mauvaise fortune bon coeur en jouant un rôle en permanence. Là aussi, elles ont choisi une sorte de tranquillité et personne n'en saura jamais rien. D'autres femmes qui aiment les femmes patientent le plus longtemps possible, avant de craquer : Mélanie avait accepté de se marier avec un gentil garçon qui voulait fonder un foyer avec elle : "Pendant quatre ans j'ai simulé le plaisir. Au début c'était supportable. Mais très vite, quand je ne pouvais l'éviter, c'était l'enfer, je voyais venir avec terreur le moment où il me sollicitait. A la fin, j'étais souvent prise de malaises, de vomissements et je restais longtemps sous la douche." (L'Amour au pied du mur pp. 167-168). Mélanie est enfin tombée enceinte et cela a été un excellent prétexte pour annoncer à son mari qu'elle ne "pouvait plus" avoir de relations sexuelles. Elle a tout de même fini par partir et vit actuellement avec une femme. Enfin, il y a des femmes très"cool"qui m'expliquent en souriant qu'elles regardent le plafond avec philosophie en attendant que le mari ait terminé ses "prouesses." Dur. Où sont donc les belles réussite dont parlent les magazine féminins ? Que font les sex toys ? Il faut toujours terminer par un message d'espoir : certaines affirment très bien s'entendre avec leur partenaire... Ouf ! Voir aussi Hommes (les filles doivent éduquer les) et aussi Point G (pour en finir avec le) Solitude (choisie) des femmes : (En cours de rédaction... et de reflexion) Viol (porter plainte rapidement : Le viol est une agression. Et quand on est agressé on porte plainte. C’est simple. Non, ce n’est pas si simple. Si beaucoup plus de femmes portent plainte qu’il y a quelques décennies, un nombre impressionnant n'en parlent jamais. On les comprend. D’abord, il y a ce fichu sentiment de culpabilité dont elles nous font part. Elles ont été agressées et ce sont elles qui pensent avoir fait quelque chose de mal. Il faut dire que pendant longtemps, on reprochait aux victimes d’avoir provoqué ces pauvres garçons. Sachez qu'aucuns de ces arguments ne tiennent plus dans les procès. Une prostituée qui dit non, c'est non. Une femme mariée qui dit non au mari trop entreprenant, c'est non. Et il y a viol s'il passe outre ce refus, car il y a viol entre époux. Au début, dans les procès, la qualification de Viol ne tenait pas jusqu’à l’audience. Mais les choses ont évolué, les condamnations se sont multipliées aux ASSISES, (et non plus seulement en correctionnelle) car le viol est un CRIME (1)aux termes de la loi de 1980. ( 10 ans de réclusion criminelle, 20 ans s'il y a viol sur mineur-e de moins de 15ans ou autres circonstances aggravantes. Trop souvent, l’entourage de la victime, à commencer par le petit ami ou le mari, a des réactions décevantes. La femme agressée est dévalorisée à leurs yeux quoi qu'ils disent. De façon concrète, les femmes ne pourront retrouver équilibre et estime de soi que lorsque l’agresseur aura été condamné. Du coup, le regard de la société et des proches deviendra différent comme par enchantement. Ne cachons pas que pour en arriver là, le chemin est long, les épreuves psychologiquement pénibles et humiliantes. C’est ainsi, les femmes agressées doivent apporter la preuve indubitable de l’agression. Elles ne sauraient être froissées d’être considérées, au début de l'instruction comme des suspectes. Surtout, elles doivent porter plainte le plus rapidement possible. Afin que l’on possède des preuves tangibles. (Traces de sperme, preuves de violences). En principe, au commissariat ou à la gendarmerie, elles sont reçues pas des femmes. Vous pouvez appeler anonymement "Viol femmes informations" au : 0800 05 95 95 ou vous renseigner sur les sites : http://www.sosfemmes.com et http://www.sosviol.com (1) Art 222.23 du Code pénal : " Tout acte de pénétration, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol." Women In Nuclear (WIN) : association mondiale de femmes ayant des responsabilités dans l’industrie nucléaire. La section française a traduit par « Le nucléaire au féminin ». L'idée, au départ, est que ce sont plutôt les femmes qui craignent le nucléaire, à cause d'une mauvaise connaissance de cette industrie. Des femmes qui connaissent bien le nucléaire et sont en mesure de faire la part des choses entre des craintes irraisonées et la réalité, se sont regroupées pour enseigner aux autres femmes cette réalité, précisément. WIN compte 2000 membres repartis dans 68 pays. Le prochain congrès annuel se tiendra en France, à Marseille, du 26 au 30 Mai 2008. Le thème « Nuclear revival : maintening key competencies ». Leur site : http://www.win-global.org
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LEXIQUE (SUITE)
LEXIQUE (SUITE) DU BLOG DE PIERRE CHOUCHAN, DE I à Z Vous pouvez consulter les articles de A à I dans la rubrique LEXIQUE Ce lexique présente des entrées se référant aux questions soulevées dans la "Ferme du Juif", "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire", "Homosexuels, L'Amour au pied du mur", mais également à l'ensemble des question traitées dans ce blog, c'est à dire les ruptures, la crise de la transmission, les mutations de la société, depuis la procréation médicalement assistées aux relations parents enfants,ou aux questions sur les religions. Un lexique décloisonné, dans lequel les thèmes "passionnels" sont mêlés et abordés dans un esprit apaisé, le plus loin possible des polémiques. Exemple de décloisonnement : d'ordinaire, l'homosexualité - et la sexualité en général- est traitée à part dans les medias. Ce n'est pas le cas ici. La sexualité est abordée simplement, sans détour ni périphrase. Un lexique subjectif et parfois "distancié", mais qui s'efforce de fournir des informations les plus fiables possible. Islam et homosexualité : D'aucuns affirment que l'homosexualité n'existe pas chez les musulmans. Je me garderai bien d'avoir un avis sur la question. Pour l'Amour au pied du mur, je me suis contenté d'appeler à ce sujet l'anthropologue et psychanalyste Malek Chebel, qui m'a répondu : "l'homosexualité continue à être un tabou dans le monde arabe et dans l'Islam, car le primat du masculin est trop fort et parallélement la "féminisation" de cet univers encore trop fragile. Mais compte tenu, notamment, de l'accélération de l'Histoire, le monde arabe ne resistera pas longtemps à l'émergence du fait homosexuel." (Malek Chebel a publié de nombreux travaux sur le monde arabe et l'Islam. Concernant la sexualité, on peut conseiller de cet auteur "L'esprit du sérail, mythes et pratiques sexuels au Maghreb" (réédité dans la petite bibliothèque Payot) et "l'encyclopédie de l'amour en Islam." Juifs et homosexualité : Question sensible. Si les parents non juifs, quand ils apprennent l'homosexualité de leur enfant s'effondrent, les parents Juifs s'effondrent un peu plus encore. Dans mes entretiens pour "l'amour au pied du mur", j'ai retrouvé dans leur réactions des attitudes similaires à celles de "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire". Pour beaucoup de mamans juives, est-il pire d'avoir un enfant homosexuel qu'un enfant qui contracte un mariage mixte ? Je ne suis pas parvenu à répondre à cette question. Certes, les choses varient en fonction du degré de religiosité, de l'attachement plus ou moins grand à la tradition et à la famille. Une chose est certaine, dans un cas comme dans l'autre, et de façon plus ou moins consciente, la question de l'avenir du peuple juif n'est pas étranger aux réactions négatives. Dans le premier cas comme dans le second, c'est une chaine millénaire qui risque d'être brisée. Religieux ou non, croyants ou non, tous les parents Juifs éprouvent plus que d'autres un sentiment de culpabilité. Avec la question récurrente : qu'ai je fait ou que n'ai-je pas fait ? voir ( Beth Din et conversion au judaïsme et aussi Bet Haverim) Maternité. Les bouleversements dans ce domaine sont sans doutes les plus profonds de nos sociétés occidentales. Longtemps, les femmes ont été limitées à la maternité, dans une société d'hommes, où les hommes occupaient l'espace public. La maternité les cantonait donc à la sphère privée,avec toutes les obligations morales qui étaient attachées à la maternité, notamment celle d'être "de bonnes mères". Malheur à elles si elles ne l'étaient pas. Retournement radical : les femmes occupent désormais la sphère publique et en même temps se réapproprient la maternité,SI elles le veulent, quand ELLES le veulent, comme elle le veulent. Et les hommes dans tout ça ? Vaste et douloureuse question. (voir "Hommes", voir "femmes" Melting-pot : le terme anglais signifie "creuset". Par extension, le petit Larousse nous apprend qu'il désigne l'assimilation et le brassage d'éléments démographiques divers. Le mot a été forgé aux XIX° siècle aux Etats-Unis. Mais on désigne aussi par melting pot un lieu où se rencontrent des individus et des idées différents. On aurait tendance à penser que l'Afrique du Nord coloniale constituait un melting pot. Dans le "creuset" d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, vivaient avant les indépendances des populations arabes, bèrbères, juives, françaises, italiennes, maltaises, espagnoles. En y regardant de plus près, ces populations se mélangeaient très peu, ne connaissaient pas les mariages mixtes, qui étaient fort mal perçus. Certains emploient, à l'opposé de melting-pot, l'expression "apartheid de fait". Il n'en demeure pas moins que ces barrières ethniques et sociales finissaient par avoir un minimum de porosité, et qu'à la longue un certain brassage s'instaurait. Si l'on transpose dans nos sociétés actuelles, on remarque que l'on oscille en permanence entre "melting-pot" et "apartheid de fait" ! Moeurs et Présidents (évolution des) : En quelques decennies, depuis la dernière guerre, la France est enfin passée à la modernité en ce qui concerne les moeurs, surtout pour les femmes. Les Présidents de la République successifs, toutes sensibilités politiques confondues, ont apporté leur pierre à cette révolution. En 1944, le général De Gaulle donne par décret le droit de vote aux femmes. En 1967, le Général De Gaulle, avec le député Lucien Neuwirth, autorise la contraception et du même coup la pilule ( voir Pilule). En 1975, le Président Valéry Giscard D'Estaing, avec sa ministre Simone Veil, favorise la première loi autorisant l'Interruption volontaire de grossesse (IVG). En 1982, le président François Mitterrand, avec le ministre de la justice Robert Badinter, est à l'origine de l'abolition de la peine de mort. La même année, François Mitterrand attachera son nom à la dépénalisation de l'homosexualité. Le Président Nicolas Sarkozy attachera t-il le sien à la déjudiciarisation du divorce par consentement mutuel, ainsi que cela n'avait pu se faire dans les précédentes réformes du divorce ? Une perspective déjà très controversée (Voir divorce à l'initiative des femmes la rubrique "Réservé aux femmes" Mixité, République et laïcité : comment oser parler de "couples mixtes" sur le plan culturel, cultuel, ethnique, dans une France Républicaine, laïque, Une et Indivisible ? C'est la question qui est posé dans l'introduction de "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire." (voir la rubrique correspondante). C'est la question que pose également la sociologue Dominique Schnapper dans la préface de l'ouvrage collectif "Liberté, égalité, mixité... conjugales, éditions Anthropos", en précisant qu'en tout état de cause, cette "mixité" est par définition relative à un milieu, à une époque, etc. ( ce livre capital est une synthèse des différentes approches de la mixité conjugale. Chercheurs et universitaires y ont mené une vaste réflexion interdisciplinaire). Dès lors que l'on est français, la République nous contraint à ne pas faire état de groupes, de Communautés. Ce serait discriminatoire. Précisément, cela fait l'objet d'un débat. La France Une et Indivisible signifie-t-elle pour autant une France uniforme ? ( Pour retrouver les fondamentaux de la laïcité et de la République, voir deux petits livres de la collection "les Essentiels" des éditions Milan : " La Laïcité" et "la République" de Jean- Michel Ducomte, maître de conférence en Sciences Politiques, Président de la Ligue de l' Enseignement.) Mutation (des proches d'homosexuels) On ne dira jamais assez l'importance de l'onde de choc provoquée dans l'entourage d'un-une homosexuel-le, à la suite de son coming out (sortie de placard). En fait, la famille proche et élargie, subit une véritable mutation. C'est en grande partie l'objet de "l'Amour au pied du mur". Le père, la mère, les frères et soeurs d'abord, puis les grands-parents oncles et tantes, cousins-es. On remarque qu'avec le temps, après acceptation de l'homosexualité, les membres de la famille, à commencer par le père et la mère, s'identifient à la cause homosexuelle sans pour autant être homosexuels. Il deviennent très sensibles au moindre événement en France et dans le monde concernant un mauvais traitement ou la non reconnaissance des homosexuels. Dès lors, ils se coupent souvent de leur cercle de famille plus éloignée ou de leurs amis et constituent de ce fait une population bien spécifique (voir Parents d'homosexuels) Néandertal ( homme et femme de) : à armes égales. Selon les travaux de Marylène Patou- Mathis, directrice de recherche au CNRS, responsable du département d'archéozoologie du Museum National d'Histoire Naturelle, l'homo neanderthalensis ne dominait sans doute pas sa compagne (voir : "Neandertal, une autre humanité", Perrin, 2006). Cette paléontologue a remarqué que les études anatomiques de leurs squelettes masculins et féminins ne montraient aucune différence de développement musculaire. Marylène Patou-Mathis suppose donc que les hommes et les femmes de néandertal pouvaient avoir chassé ensemble, dans un bel élan égalitaire. Seulement voilà : l'homme de néandertal a mystérieusement disparu il y a 30 000 ans au profit de cro-magnon, l'homme moderne, notre ancêtre. A qui profite le crime ? (Voir aussi dans ""Sciences Humaines" de novembre 2007, un entretien avec Marylène Patou -Mathis concernant l'homme de Néandertal et la chasse) Parents (d'homosexuels) : parents pour lesquels l'avenir était radieux jusqu'au jour où leur fils, leur fille, leur annonce qu'il ou elle est homosexuel-le. Dès lors, plusieurs options s'offrent à eux : 1. Trouver cela naturel et dire adieu à la future robe de mariée de la fille ou aux futurs petits-enfants. 2. Avaler un tube de somnifères. 3. Tuer son enfant avec un fusil de chasse ou par tout autre moyen. 4. Mettre plus simplement son enfant à la porte. 5. Faire prendre des cours de broderie à la fille et des stages de mécanique automobile au garçon, afin qu'ils aient un comportement plus conforme à leur sexe. 6. Se mettre en rapport avec l'association CONTACT la plus proche de son domicile. A mon avis, c'est le meilleur moyen d' apprendre à faire le travail de deuil de l'enfant "idéal". A toutes fins utiles, le site de CONTACT, : http://asso-contact.org (dialogue entre parents, les gays et lesbiennes, leurs familles et amis), à partir duquel vous aurez les coordonnées de tous les Contacts des régions. Parents d'homosexuels (Vous avez dit Contact ?) Oui j'ai bien dit Contact, dans l'entrée précédente. Contact c'est à Paris- Ile de France, dirigé par Martine Lamandé, au 84 rue Saint Martin 75004 Paris. E Mail : info@assocontact.org (lire l'entretien avec Martine Lamandé dans "L'Amour au pied du mur", entretien reproduit dans ce blog à la rubrique HOMOSEXUELS). Mais l'association se développe aussi dans un nombre grandissant de villes de France. Contact donc, c'est le lieu de rencontre entre les parents, les gays et lesbiennes, leurs familles et amis. Une oeuvre d'utilité publique, au sens propre du terme. Difficile de parler de Contact, puisque l'association travaille dans une certaine discrétion, indispensable pour que parents et enfants puissent se confier dans les "réunions ouvertes" en toute liberté. Pourtant, on n'en parlera jamais assez. De nouvelles associations Contact voient le jour régulièrement à travers la France, d'Angers à Nantes, de Rouen à Dijon ou à Saint-Etienne. Elles sont indépendantes de celle de Paris, mais jouent le même rôle et restent en relation étroite avec l'équipe parisienne. Chacune adhère à la charte éthique de l'association Contact. A Lyon, par exemple, Contact souffle ses dix bougies en 2008, et en cet honneur organise dix manifestations, festives ou "sérieuses". Parmi ces manifestations, une conférence de Pierre Chouchan suivi d'un débat le samedi 26 avril sur le thème : "Dis alors gay ?-famille, travail- dialogay. " Par ailleurs Contact Lyon va bientôt sortir un DVD avec le soutien de la Fondation de France : il s'agit d'une pièce écrite par les bénévoles de Contact : "La Révélation". Elle aborde la difficulté de la révélation de la séropositivité qui touche un membre de la famille. Son objet est essentiellement la prévention et sera projetée notamment lors des interventions en milieu scolaire. Pour en savoir davantage, regardez le site de contact Lyon : http://contact.lyon.free . A Bordeaux (Aquitaine), Contact poursuit entre autres les traditionnelles réunions ouvertes qui soulagent tellement les parents désemparés : http://www.geocities.com/contact_aquitaine , E MAIL 33@asso-contact.org L'originalité de Contact Aquitaine (Bordeaux), c'est l'implication particulière des "pères" d'homosexuels. Il y a aussi, entre autres, Contact de Toulouse, qui travaille en collaboration étroite avec Bordeaux. A Toulouse, l'un des deux dirigeants de l'association, Jean- Michel Pugnières, est psychologue (il a beaucoup travaillé sur le suicide des jeunes homosexuels). Il intervient fréquemment dans les établissements pour informer les élèves des lycées et collèges. Innovation de Contact Toulouse : désormais, avant chaque réunion ouverte, une projection met en scène des gays et lesbiennes qui témoignent de la prise de conscience de leur homosexualité, du regard des autres, etc. Enfin, Contact Toulouse organise un "printemps contre l'homophobie" avec des rencontres "ciné débat" dans la région Midi Pyrénées et un colloque "Homophobie et adolescence le lundi 19 mai. voir http://contacthg.free.fr l' E-Mail 31@asso-contact.org ou, pour plus d'info, appeler le 05 61 55 43 36. Cette liste est loin d'être exhaustive, bien sûr. Vous trouverez la liste complète et d'autres renseignements sur le site global de Contact : http://asso-contact.org Paris et province ? ( Gouffre entre) : oserai-je aborder ici le tabou des tabous, ce dont on ne parle même pas à mots couverts ? En un temps ou l'intimité de chacun est dévoilée, où la sexualité de chaque homme et femme est passée au crible sans étonner quiconque, il est un sujet redoutable que l'on contourne prudemment pour ne pas se faire d'ennemis mortels : les années lumières qui persistent entre Paris et la province. D'abord, on devrait dire "les régions". Mais chassez le naturel... très vite, le mot maudit revient avec toute sa violence et dans toute son actualité : province. Et que fait-on de la fameuse décentralisation, instaurée depuis des décennies. Que fait on des pouvoirs et des multiples compétences des conseils généraux, des conseils régionaux avec de véritables palais, symboles de leur puissance ? Que dit on de tous ces migrants qui quittent Paris, soit parce que leur entreprise est décentralisée, soit parce qu'ils veulent changer de vie ? Et ces professions que l'on peut excercer en province grâce à Internet, au téléphone mobile, au fax etc. Théoriquement, un éditeur parisien peut s'installer en Corrèze et rester en relations avec son petit monde, comme s'il était dans le bureau d'à côté. Théoriquement... Car la réalité est tout autre. Pères : C'est quoi un père , aujourd'hui. Aïe ! Question délicate. Autrefois cette rubrique aurait été aisée à remplir, on aurait même pu noircir des pages. Il y avait les pères, avec leur rôle bien délimité, les mères, bien à leur place de mère, les enfants à leur place d'enfants, et le chien de la maison à sa place de chien. Maintenant, c'est l'angoisse de la page blanche. Tout est différent aujourd'hui, à part la place du chien.( et encore ! Essayez de lui rapporter les croquettes qu'il n'aime pas et vous verrez sa réaction !) Les bataillons d'observateurs de la société et de la famille observent par exemple que dans une famille, le père n'est pas forcément un homme. Décidément, le XIX° siècle est bien terminé. ( Voir Hommes) Pilule (la) ou enfin la liberté : Un mot. Un seul mot devenu magique. Un mot qui a tant effrayé les hommes, qui allaient perdre des privilèges remontant à la nuit des temps. Un mot synonyme de liberté, enfin, pour les femmes. Le 28 décembre 1967, la contraception était autorisée en France, grâce notamment à l'opiniâtreté du député Lucien Neuwirth. La pilule commençait sa carrière. Contre elle, tout a été fait, tout a été dit. Il s'agissait de la discréditer côute que coûte. On a essayé entre autres de la rendre responsable de maladies graves. Tout était bon pour que les femmes n'aient pas la maîtrise de cette arme redoutable. Aujourd'hui la moitié environ des femmes l'utilisent en France. Elles s'est considérablement améliorée, les effets secondaires sont davantage maîtrisés mais il existe encore un certain nombre de contre-indications. C'est la raison pour laquelle elle exige un suivi médical régulier. Ne surtout pas la confondre avec la pilule du lendemain (Norlevo) que trop de filles utilisent comme contraceptif, notamment quand elles ont oublié la pilule. Elle est encore chère mais elle est sur le point de sortir en générique. (Voir contraception et IVG, et aussi femmes) Procréation Médicalement Assistée (PMA) : Conception d'un enfant obtenue au moyen de techniques artificielles, telles que l'insémination artificielle avec donneur anonyme (IAD) ou la Fécondation in Vitro (FIV). Les couples- ou des femmes seules- qui ne peuvent avoir d'enfants ont de plus en plus recours à ces différents moyens que la science met à leur disposition. Dans beaucoup de cas, les couples - ou des femmes seules- ne peuvent supporter leur infertilité et sont prêts à aller très loin dans cette voie. Il est notamment une technologie, encore interdite en France, la Gestation pour Autrui (GPA) (appelée à tort "mère porteuse) mais autorisée et encadrée dans certains pays , dont le Canada et plusieurs Etats des USA. (Voir notamment le site de l'association MAIA qui conseille les couples sur les questions d'infertilité et se bat pour l'autorisation en France de la GPA. http://www.maia-asso.org Les homosexuels-les qui désirent avoir des enfants se tournent fréquemment vers la PMA. voir aussi le site de la sociologue Geneviève Delaisi de Parseval http://genevieve.delaisi.free.fr Séjours spirituels en France (abbayes, Communautés, monastères, couvents) : qui n'a jamais éprouvé le besoin d'un hâvre de paix pendant quelques jours ou davantage, au calme, loin des ruptures, des crise de la transmission, de la procréation artificielle ou naturelle, des mariages mixtes ou non, de la famille décomposée, recomposée ou re-recomposée, de la question der savoir si notre préférence sexuelle se porte vers les hommes, les femmes ou les éléphants roses. Des Communautés religieuses chrétiennes vous offrent cette possibilité, que vous soyez croyants ou non. Pour les hommes, pour les femmes. Au sein d'abbayes ou monastères de Dominicains, de Dominicaines, de Benedictines, de Clarisses, de Chartreux, de Cisterciens, de Cisterciennes, de Carmelites, de Jésuites, de Marianistes etc. On vous accueillera, en échange d' une contribution raisonnable. Il s'agira seulement de rencontrer la communauté qui convient le mieux à ce que vous chercher et bien sûr de se plier au mode de vie des moines ou des moniales. Car il s'agira de savoir ce que vous souhaitez, par exemple être plutôt libre pendant le séjour ou plus encadré. Pour avoir des renseignements sur ce monde nouveau plusieurs guises dont le Guide Saint Christophe (accueil et séjours spirituels en France et à l'étranger), les sites www.fondationdesmonasteres.org ou www.monastic-euro.org . Des informations, notamment sur les conditions d'hébergement, dans le guide "Le petit futé", appelé précisément "Séjours spirituels en France", élaboré avec KTO (télévision catholique), l'hebdomadaire PELERIN, et RCF (radios chrétiennes de France). www.petitfute.com . L'hebdomadaire "la Vie" a élaboré un dossier sur ce sujet dans son numéro du 7 au 13 février 2008. Sourds et homosexuels : Ils ou elles sont sourds et en même temps homosexuels. Il se sont regroupés au sein de l'Association Culturelle des gays et lesbiennes Sourds de France (ACGLSF). Ils disent ne pas avoir de soucis de discrimination dans le milieu gay et lesbien entendant. "Au début, m'explique le président, Christophe, nous choquions un peu par les gestes bizarres que nous faisons pour nous exprimer. Et puis, ils se sont habitués." Les difficultés se situent à un autre niveau. "D'une façon générale, poursuit Christophe, les gays sourds on tendance à se regrouper. Dans les bars du marais ou ailleurs, certains estiment que nous prenons beaucoup de place. Nous tenons des réunions entre nous (...) les entendants disent que nous les sourds, nous sommes un peu grégaires..." Communautaristes, en quelque sorte ! Au-delà, les rapports avec les gays entendants, sur le plan intime, semblent "sympa". Quand un sourd vit une histoire avec un entendant, il lui apprend les rudiments de la langue des signes. Mais là encore, ce n'est pas aussi simple. Pas simple du tout même ! (Voir l'Amour au pied du mur, p.175, 176, 177) Syncrétisme : mélange d'éléments de plusieurs doctrines, idéologies et religions. Concernant les religions, il s'agit bien souvent de la tentation de chacun de fabriquer sa religion "à la carte", en prenant au sein de chacune des éléments qui l' arrange. Cette attitude s'accompagne souvent d'une ignorance presque totale des religions et de la culture qu'elles ont produite. On la retrouve dans "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire" (Voyage au coeur des familles juives et non-juives). Nombre de couples ayant contracté un mariage mixte, tentent de donner à leurs enfants des éléments de chaque tradition, en prélevant arbitrairement les principes qu'ils estiment les meilleurs. En disant "les enfants choisiront plus tard". Il est permis s'interroger : "ils choisiront entre quoi et quoi ?" Mieux. Prêtres, Pasteurs, Rabbins, Imams, voient souvent venir à eux des parents non croyants qui demandent discrètement une bénédiction pour leur bébé. Comment ne pas avoir de la tendresse devant les contradictions si flagrantes de nos frères humains ? Transmission (trouver de nouveaux modes de) : Il n'est pas un seul dîner en ville ou l'on ne rencontre un parent éploré. Son fils, sa fille, n'a semble t-il rien retenu de l'éducation donnée, depuis la première échographie où déjà on lui faisait écouter de la musique (j'exagère à peine). Il-ou elle- promettait pourtant, semblait se conformer au projet parental de réussir, là les parents avaient échoué. Ce désarroi des parents est bouleversant. En tout état de cause, au cours de mes enquêtes, il m'a particulièrement touché. Au-delà, on peut s'interroger sur la transmission. Les choses étaient semble t-il plus simples, voici cinquante ou soixante ans. D'une façon générale, les enfants suivaient avec plus de docilité le projet parental, avaient tendance à se marier dans leur milieu socio culturel, avec des personnes de la même mouvance religieuse et à se stabiliser pendant toute leur existence... le divorce étant marginal ! Un enfant marié était un enfant "casé" selon la terminologie de l'époque. Aujourd'hui rien de tout cela. Et aborder le sujet est ouvrir la Boite de Pandore, n'est- il pas ? Tour d'abord comment transmettre dès l'enfance aujourd'hui. Professeur de philosophie morale à Paris-IV, Alain Renaut dresse un constat abrupt dans un entretien donné à Sciences humaines de décembre 2007. "..." l'éducation ne fonctionnera plus jamais sur le modèle de l'autorité à l'ancienne; il faut donc trouver de nouveaux modes de transmission et de communication. L'école et la famille ont été destabilisées depuis trente cinq ans, symboliquement depuis la Convention internationale des droits de l'enfant, c'est-à-dire depuis que l'on se représente l'enfant comme sujet de droit. Cette dynamique a heureusement arraché l'enfant de traitements inacceptables : il ne faut pas oublier par exemple qu'il a existé des maisons de correction pour enfants jusqu'à jusqu'à la Seconde Guerre mondiale et des bagnes pour enfants jusque dans les années 1930. Cette libération des enfants se paie toutefois par une destabilisation et une complexification des relations familiales et scolaires qu'une génération n'avait connue aussi vivement...". En réalité on peut considérer que tous les couples modernes sont des couples mixtes (lire Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire") et que dans tous les cas, s'il veulent transmettre quelque chose, les parents doivent innover et ne plus se contenter de schemas préétablis. (Voit notamment Couple  VIH/sida : (Dis , Marion, tu aimes bien ça être morte ) : Après les innombrables décès, vint l'heure de la prise de conscience et de la protection. Aujourd'hui, de nouveau, les risques.... en en faisant courir aux partenaire (s). Dans " Homosexuels : L'Amour au pied du mur", j'ai évoqué ce fléau par une expérience personnelle. C'était à la fin des années 80. Je quittais la province (Toulouse) pour Paris. A la Dépêche du Midi, je m' étais efforcé, avec d'autres confrères, d'informer le public sur le SIDA, au-delà des peurs et de l'ostracisme... Et j'avais suivi de près les travaux du professeur Armengaud, chef de service des maladies infectieuses au CHU. A Paris, des proches nous ont mis en relation avec Marion. Marion était malade du Sida. Nous sommes devenus amis. Pas longtemps hélas, quelques mois. Ensemble, nous suivions la destruction de ses lymphocytes T4, donc l'effondrement de son système immunitaire. Marion (prénom changé était digne, elle excusait le comportement de certains de ses proches. Elles relatait même en souriant qu'une tante lui avait lancé : "tu aimes un peu ça, dis Marion, l'hôpital, les soins, ces médecins autour de toi." Et puis les choses se sont précipitées. Extrait : "... Une élève appliquée, oui, Marion, qui faisait l'admiration de ses médecins (...) En guise de bonnes ou mauvaises notes, elles nous annonçait son taux de T4 qui bien sûr baissait régulièrement. Un jour, Marion n'a presque plus eu de T4 dans le sang. La dernière fois que nous l'avons vue vivante, elle s'est redressée sur son lit à notre arrivée, comme si elle voulait nous faire plaisir et montrait qu'elle se battait encore (...) A son enterrement, dans le petit village de cette région dont je ne me souviens plus, il me semblait entendre penser quelques uns : "Dis Marion, tu aimes bien ça, allez, avoue, tu aimes bien ça être morte." (pp. 249 à 251) ( RUBRIQUE EN COURS DE REDACTION
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LEXIQUE DU BLOG DE PIERRE CHOUCHAN Ce lexique explique et commente les termes employés dans « La ferme du Juif, « Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire », « Homosexuels l’Amour au pied du mur ». Il traite AUSSI des faits de société abordés tout au long du blog, de façon déclosonnée : les questions de minorités, de religions, de famille, de procréation médicale assistée, d’adoption etc., en s'efforçant de se placer au-delà des polémiques et des passions. Ne vous étonnez pas de lire ici "Fraternelle maçonnique" au voisinage de "Lesbienne", de "fêtes religieuses" de "Mixité et République" ou de "Circoncision chez les Juifs et les Musulmans." C'est que mutations sociales religions, moeurs, sexualité se mêlent étroitement. L'homosexualité ou la sexualité en général, est toujours traitée spécifiquement dans les medias. Ce n'est pas le cas ici. Forcément , ce lexique comporte une certaine subjectivité...
De Adoption à Infertilité ( la suite dans LEXIQUE SUITE)
Adoption : La loi française permet l’adoption aux couples mariés et aux célibataires. Aux termes des textes en vigueur, l’orientation sexuelle du candidat à l’adoption n’est pas mentionnée. L'adoption est une démarche complexe, qui implique une bonne information. Elle exige d'être surtout averti des pièges, des dérives, des difficultés insoupçonnées, notamment en ce qui concerne l'adoption des enfants d'origine étrangère. (Voir l’ « adoption » de Caroline Mécary, «l’adoption des enfants d’origine étrangère » de Fanny Cohen-Herlem, et "l’Homoparentalité" de Martine Gross.). L'extension de l'adoption témoigne d' un désir d'enfant toujours plus prégnant. Les candidats-tes ont recours à l'adoption pour cause d'infertilité (féminines ou masculines) et après l'échec des techniques de procréation artificielle. (voir Procréation Médicalement Assistée). L'adoption se développe aussi, bien sûr, chez les couples homosexuels. Avortement : le 30 juillet 1943, à 5 h 25 du matin, Marie- Louise Giraud, 40 ans, monte les marches de l'échafaud placé dans la cour de la prison de la Roquette. Elle est exécutée, pour avoir pratiqué de nombreux avortements. Depuis quelques années, à Cherbourg, elle à aidait des femmes en difficulté, au début par solidarité. Puis elle a commencé à se faire rétribuer. La France de 1943 a voulu faire un exemple. Cette année- là, un médecin avait publié un ouvrage dans lequel il affirmait, sans aucune base scientifique, que les avortements "criminels" constituaient le double des naissances. Il fallait faire un exemple. ( L'avocat Francis Szpiner a retrouvé les minutes de l'affaire et en a fait un récit, Claude Chabrol, lui, a réalisé "Une affaire de femme" . Jusqu'à la loi Veil (1975), l'histoire de l'avortement est émaillée d'histoires sordides, de souffrances des femmes, de drames. Les femmes avaient recours à ces "faiseuses d'anges" ou "s'arrangeaient" seules, en secret, avec des issues souvent tragiques. Dans les meilleurs des cas, des filières médicales ou un "voyage" à l'étranger constituaient des recours plus acceptables. Mais toutes, quelle que soit leur condition sociale, en gardaient de profondes sequelles psychologiques et physiques. Des sequelles psychologiques qui perdurent aussi après les IVG aujourd'hui autorisées et qui sont bien trop nombreuses, puisque nombre de femmes en font, à tort, une contraception; (Voir Contraception et IVG) Bisexuel-elle : qui éprouve une attirance pour une personne du même sexe ET du sexe opposé. Les bisexuels (association Bi'cause, site : http://bicause.pelnet.com ) distinguent la bisexualité "alternative" et la bisexualité "simultanée". Dans les milieux homosexuels, les "bis" dérangent quelque peu. Pire, ils inquiétent et sont parfois sommés de "choisir". Il faut ajouter que lorsqu'un jeune garçon ou une jeune fille commence à se sentir attiré par le même sexe, il-elle ne l'admet pas, le combat, voudrait encore se persuader qu'il -elle est hétéro. Dans un second temps, avant d'accepter son homosexualité, il-elle- tentera de se convaincre qu'il-elle est bisexuel-le. On retiendra le témoignage très sincère, dans "L'Amour au pied du mur", de Delphine, qui a terminé ses études de psycho. "Ma bisexualité inquiète mes partenaires", me dit cette jeune femme de 30 ans, mère d'une petite fille. Elle sait qu'elle trouble, alors elle s'efforce de rassurer : " Quand je me trouve devant une copine hétéro qui se promène en string devant moi car elle croit être en présence d' une simple copine, je la préviens : attention je ne suis pas indifférente."
Bet Haverim : mot hébreu signifiant "la maison des amis". L'association gay et lesbienne juive. "Jeunes et moins jeunes, religieux, traditionalistes ou seulement attachés à leur identité juive, ils veulent vivre leur judéïté en même temps que leur homosexualité. Il leur reste à convaincre la Communauté juive..."(extrait de "l'Amour au pied du mur." (voir les Juifs et l'homosexualité Chrétiens (et homosexuels) : Ils sont chrétiens, catholiques ou protestants. Ils sont croyants, il sont pratiquants réguliers ou pratiquants irréguliers, effectuent régulièrement des retraites. Et ils sont homosexuels. Ils se regroupent dans deux associations: "David et Jonathan", référence biblique tirée de l'amitié très forte qui liait le futur roi David et Jonathan, fils du roi Saül (Second livre de Samuel 17, 57 à 18,4). Autre association : "Devenir un en Christ" dont les adhérents se retrouvent pour une messe tous les premiers mercredis de chaque mois dans la crypte du rosaire de l'église Saint Sulpice à Paris. Rappelons qu'il existe un seul texte, dans le Nouveau Testament, où l'on trouve une condamnation de l'homosexualité. C'est dans la "Lettre aux Romains" de Saint Paul, écrite dans un contexte historique particulier. "...Leurs femmes ont substitué à l'usage naturel de leur corps un usage contre nature, de même les hommes, négligeant l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, se livrant aux pratiques infamantes des mâles entre eux, recevant en leur personne le salaire de leur égarement." (1, 26,27) Source : Bible nouvelle traduction Bayard. Voir "L'Amour au pied du mur"(Annexes, la Bible et l'homosexualité, pp 275 et ss.) Voir dans "l'Amour au pied du mur" l'entretien avec la soeur Véronique Margron, religieuse dominicaine, professeur de théologie morale, doyenne de la faculté de théologie d'Angers : "... Cela dit, chacun fait avec ce que la vie lui impose et lui propose...". Voir aussi l'enquête de Claire Lesegretain, chef adjointe du service religion du quotidien La Croix : "Les chrétiens et l'homosexualité." (Presses de la Renaissance)
Christnouka : néologisme employé aux Etats- Unis dans les familles ayant contracté un mariage mixte entre Juif-ve et Chrétien-ne. Il est formé de Christmas (Noël) et de Hanouka, la fête juive des Lumières qui coincide avec Noël et dure huit jours. Pour l' année 2007, Hanouka a eu lieu entre le 5 et le 12 décembre. L'une et l'autre fête sont correspondent au solstice d'hiver, d'où leur proximité. Circoncision : opération chirurgicale qui consiste à oter le prépuce, partie de la peau qui recouvre le gland. La sexologue et médecin Catherine Solano emploie une belle image à ce sujet : « Imaginez un pull à grand col roulé. Quand vous l’enfilez, votre tête est complètement cachée. Si (&hellip vous découpez juste le col, vous obtenez un pull à encolure ronde. Votre tête est alors toujours à l’air. » (In sexo ados, Marabout). Dans le judaïsme, la circoncision, appelé Brit Mila, est pratiquée le huitième jour de la vie d’un enfant de sexe masculin par un Mohel (Circonciseur). Dans l’Islam (source Malek Chebel in "l’esprit du sérail" , elle est couramment pratiquée entre trois et cinq ans. Au Maghreb, elle se dit t’hâra, du terme tahâra, hygiène. La circoncision du garçon apparait souvent comme le premier point de friction avec le conjoint , lors d'un mariage mixte. Hors d'un contexte culturel, la circoncision est perçue par certains-es comme une mutilation, alors que de plus en plus souvent, elle est présentée comme une simple mesure d'hygiène. Au-delà, il est communément admis que la circoncision limite considérablement la propagation du des infections sexuellement transmissibles et notamment du VIH, et protège la femme du cancer du col de l’utérus ou papilloma virus( HPV). Attention ! C'est exact, mais en partie seulement. Se renseigner auprès de médecins sexologues, ou de gynécologues formés à ces questions. D'excellentes explications sont données dans l'ouvrage de Malek Chebel , Histoire de la circoncision (Balland). Colonisation : Au XIX° siècle, l'Occident en général et l'Europe en particulier, connaissaient une période d'euphorie. Nous avions atteint un haut degré de civilisation morale et technologique. Nous maitrisions les valeurs universelles héritées des Lumières, ce qui faisait de nous le parangon le l'excellence. Alors, des esprits progressistes se dirent pourquoi profiter égoïstement des bienfaits du progrès, alors que les malheureux peuples inférieurs -selon le langage de l'époque- se débattent à l'âge de pierre, au degré zéro de civilisation, écrasés par des tyrans, décimés par les famines et les maladies. Jules Ferry entre autres, à la tribune de la Chambre des Députés, affirmait avec force le devoir des peuples supérieurs d'aider les peuples "inférieurs" à sortir de leur état. Nous devions leur faire profiter de cette civilisation que l'homme blanc avait passé des siècles à mettre au point. Il y eut donc la colonisation. La France, après le Royaume Uni, possédait une partie de la planète, un Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Avec Paris comme Centre. Et puis les choses ne se sont pas toujours et tout à fait déroulées comme l'imaginaient Jules Ferry et d'autres. Pour employer un euphémisme, le résultat fut plus... contrasté, même s'il est un fait que la médecine, notamment, a produit des résultats spectaculaires. Pourtant, en 1931, on y croyait toujours autant, puisque le maréchal Lyautey en personne organisa la flamboyante -et dernière- Exposition Coloniale, à la gloire de l'Empire et de sa réussite. On poussa le perfectionnisme jusqu'à faire venir des kanacs (on disait alors canaques), les logeant dans des huttes, leur "demandant" d'être à moitié nus (en plein hiver), leur imposant une mise en scène destinée à prouver qu'ils symbolisaient l'état sauvage dans lequel nous avions trouvé ces peuples. Parmi eux, Willy Karembeu, le grand-père du footballeur de l'équipe de France. ( Voir "Cannibale" de Didier Daeninckx, Folio ). Huit ans plus tard, la France s'effondrait et perdait elle-même son indépendance, ce qui fut le prélude à la décolonisation. (Voir décolonisation)
Contraception et IVG : Il y a un avant et un après. Avant : les femmes vivaient dans la hantise d'être enceintes. L'affolement au moindre retard de leurs règles, si une grossesse n'avait pas été désirée. Les moyens de contraception étaient des plus primitifs, voire fantaisistes. Quand elles étaient enceintes sans le vouloir, soit elles subissaient leur sort, soient elles prenaient des mesures radicales, pour le moins dangereuses et traumatisantes. Et puis la loi Neuwirth autorise la contraception le 28 décembre 1967. Et puis le 17 janvier 1975, la loi Veil autorise l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pour cinq ans. Le texte sera adopté le 30 novembre 1979. Et puis les moyens de contraception deviennent de plus en plus efficaces. Aujourd'hui, même en cas d'échec ou d'oubli des différents moyens de contraception, la pilule Norlevo (il y aura bientôt un générique), dite du lendemain, peut être prise jusqu'à 72 heures après un rapport à risque. C'est tout de même un pis-aller, car son efficacité n'est pas totale. (voir Pilule) Les adolescentes doivent savoir qu'elle peut être achetée en pharmacie sans ordonnance... et sans autorisation parentale. Elles peuvent l'obtenir gratuitement au centre de planning familial et, en principe, à l'infirmerie du lycée. Pourtant trop de femmes ne sont pas suffisamment informées et manquent de connaissances les plus élémentaires sur le fonctionnement de leur propre corps. (Voir Avortement, voir "éducation sexuelle" et voir dans la rubrique "Réservé aux femmes" : "Education sexuelle des filles" Conversions au judaïsme et le Beth Din : On parlera ici des conversion au judaïsme et non à l'Islam par exemple, car le sujet de mon livre "couples mixtes..." se rattache à ce sujet précis. Mais on trouvera dans la démarches des futurs convertis au judaïsme de nombreux points communs avec les autres types de conversions. Le Beth din ("maison du jugement") est le tribunal rabbinique. Il s'occupe particulièrement de tout ce qui concerne le mariage, le divorce religieux et des questions de cacherout. La compétence du Beth Din de Paris en matière de conversions au judaïsme s’étend à l’ensemble de la France, excepté Lyon. Il faut savoir qu'en France il existe plusieurs centaines de conversions au judaïsme par an, au Consistoire aussi bien que dans les Communautés juives libérales, conversions en grande majorité de femmes... le judaïsme se transmettant par les femmes. (Matrilinéarité . Le Dr Gérard Haddad, psychanalyste a été le premier à rechercher les sources talmudiques de la psychanalyse. Il nous a indiqué, dans "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire" (p. 177 et ss.,) que les mariages entre Juifs et non Juifs marquent de plus en plus chez les Juifs une démarche de sortie du judaïsme. Ainsi que d'autres intellectuels juifs, il reste sceptique quant à la démarche de beaucoup de Juifs de pousser leur femme ou futur femme à se convertir. " Trop de conversions de conjoints (au judaïsme), insiste le Dr Gérard Haddad, ne sont qu'un badigeon cosmétique pour camoufler cette volonté d'éloignement..." De son côté la psychosociologue Joëlle Allouche-Benayoun, maître de conférence à Paris XII, marque sa réserve, pour des raisons différentes : " Il y a 85% des femmes parmi les convertis au judaïsme, précise Joëlle Allouche-Benayoun. On peut s'interroger sur cet itinéraire qui les conduit à quitter la culture majoritaire, pour se mettre ainsi entre parenthèse. C'est un comportement culturel, de l'ordre de la fusion avec l'autre. On a tellement appris aux femmes à se sacrifier, à être ce que veut l'homme, qu'elles ont fini par l'intérioriser. C'est une aliénation." ( In "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire", p. 184, 185) Ajoutons seulement que les conversions au judaïsme ont toujours existé. La Tora (la bible hébraïque) à permis la conversion à tout personne qui désire rejoindre le peuple juif en acceptant de respecter les 613 mitsvot (commandements: une mitsva des mitsvot).) Les exemples de conversions sont nombreux à travers la Bible, depuis Abraham. Coparents. Un homme et une femme ayant ensemble un enfant, sans être pour autant un couple. Cette coparentalité implique les partenaires éventuels de chacun des parents. Il n'est pas simple de mettre en place une famille de ce type. Car il existe alors deux "couples" : le couple "affectif" et le couple "parental". (Voir dans "l'Amour au pied du mur", l'histoire de Jean- Luc et Aurore qui ont créé une de ces familles d'un nouveau type qui se multiplient : "Notre différence avec un couple divorcé ? Nous nous entendons bien."p.p.203 à 206) (Voir Homoparentalité)
Couple : Jamais il n'a été autant question du couple. Il n'est qu'à ouvrir un magazine féminin pour trouver les recettes infaillibles pour construire son couple, le conserver, le faire perdurer, maintenir à tout pris la magie du desir sexuel en dépit de l'usure inévitable! Le mariage reste une valeur forte. On s'engage pour longtemps, voire pour la vie. On y croit sincèrement. On s'installe, on commence à réaliser des projets, on achète une maison, les enfants viennent sceller le bonheur. La famille se bâtit, solide et éternelle. La plupart du temps, les choses n'évoluent pas comme dans nos rêves. Et les réveils sont brutaux. Mais si l'homme moderne a survécu à Néandertal, c'est sans doute qu'il a de la suite dans les idées. Et qu'il a inventé le terme de résilience. Alors, il recommence. En route pour une nouvelle aventure. Et on recompose une famille. On rebâtit un couple. On reparle d'éternité... Message d'espoir : paradoxalement, les couples qui durent un certains temps sont les couples dits "mixtes", dont les conjoints viennent de religion, de culture de milieux différents, qui sont obligés dès le début d'avoir un dialogue en profondeur et constamment réactualisé, de s'ouvrir au monde de l'autre. (Voir Famille, lire dans la rubrique "Reservé aux femmes": Divorce à l'initiative des femmes. Lire l' intéressant dossier "Faut-il réinventer le Couple" Dans Sciences Humaines de Décembre 2007), voir "Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire" Couples mixtes : La notion de couple mixte est très relative. Relative, comme le fait remarquer la sociologue Dominique Schnapper, à un temps, à une société à un milieu social spécifiques. (encours de rédaction Crémieux (décret) : du nom du ministre français de la justice Isaac Jacob dit Adolphe Crémieux (1796- 1880) qui a attribué la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie le 24 octobre 1870. Cette naturalisation globale n'était valable bien entendu que pour les Juifs de l'Algérie coloniale (ou française) et non pour les Juifs vivant dans les protectorats de Tunisie et du Maroc. (Voir "La Ferme du Juif" .
Décolonisation : Dès que l'on aborde ce sujet, surgissent des images de violence, de conflits, dont il reste dans notre mémoire des traces indélébiles. Et les passions sont toujours prêtes à se rallumer. C'est que l'on garde surtout le souvenir du drame algérien. On évoque moins la décolonisation des anciennes colonies françaises de l'Afrique subsaharienne, les anciens pays de l'AOF (Afrique Occidentale Française) et AEF (Afrique Equatoriale Française) dont le passage à l'indépendance s'est opéré de façon relativement douce. D'ailleurs, certains des futurs dirigeants africains avaient été ministres ou hauts fonctionnaires de la France. On ne parle pas non plus des anciens protectorats qu'étaient la Tunisie et le Maroc. A la différence de l'Algérie, la France avait laissé en place dans ces pays une administration locale. Avec à sa tête, un sultan au Maroc, un Bey en Tunisie. Certes, leur pouvoirs étaient plus que limités, mais quand Maroc et Tunisie ont accédé à l'indépendance en 1956, la passation des pouvoirs s'est effectuée sans heurts majeurs. On doit le concept de protectorat au Maréchal Lyautey, qui fut à la fois l'un des conquérants du Maroc et celui qui estimait qu' un jour viendrait où ces pays pourraient prendre en main leur destin. (voir Colonisation) Dépénalisation ( de l'homosexualité : En 1791, le code révolutionnaire supprime le délit de sodomie. Sous l'Empire, le code Napoléon ne condamne pas non plus l'homosexualité. Sous le régime de Vichy, l'homosexualité est réprimée. Mais au lendemain de la guerre, les homosexuels sont toujours poursuivis selon les termes de l'article 331-2 du code pénal de 1946, et l'homosexualité très mal perçue dans les familles et la société. C'est une des raisons pour lesquelles la quasi totalité des déportés dans les camps de concentration nazis pour homosexualité, n'ont pas fait mention à la Libération de la vraie cause de leur déportation. (Voir Déportés pour homosexualité) L'article 331-2 sera aboli le 4 Août 1982, sous le premier septennant de François Mitterrand. A cette date, les fichiers de la police sur les homosexuels seront enfin détruits. Déportés (pour homosexualité : On les appelait les "Triangles Roses" (Pink triangle) car ils portaient un triangle rose cousus sur leurs vêtements de déportés. Les nazis, en principe, n'avaient pas l'intention de les exterminer comme les Juifs ou les tziganes. Dans les camps de concentration où on les envoyait, il s'agissait de modifier leur orientation sexuelle au titre du paragraphe 175 du code pénal allemand. Le Troisième Reich estimait donc l'homosexualité "contre nature" et tous les moyens devaient être employés pour que les homos deviennent aussi "normaux", par exemple, que les nazis. La fin justifiant les moyens, les médecins des camps avaient carte blanche pour servir cette noble cause. Ils imaginèrent donc toutes sortes d'expériences "médicales" sur eux. Mais à la Libération des camps, les homosexuels-les n'ont pas fait mention du motif de leur arrestation. C'est que les législations de la plupart des pays estimaient également que les gays lesbiennes bis et trans n'étaient pas normaux et que l'homosexualité était une maladie mentale. Les temps ont changé. Aujourd'hui des plaques, des lieux de mémoire existent pour rappeler la déportation des Triangles Rose, aux Etats- Unis,( notamment au musée de l'Holocauste à Washington site : http://ushmm.org ), en Allemagne, Pays Bas, Autriche, Italie, bientôt en Espagne. Pour la première fois en France, une rue au nom d'un déporté pour homosexualité, Pierre Seel a été inauguré à Toulouse (Haute Garonne) le 23 février 2008 par l'ancien maire de la ville Jean -Luc Moudenc. Pierre Seel, Alsacien (1923-2005) été déporté au camp de Shirmeck et du Struthof (http://www.struthof.fr) en Alsace, puis enrolé de force dans l'armée Allemande. Il est le premier Français à avoir déclaré publiquement la cause de sa déportation dans un livre "Moi, Pierre Seel déporté et homosexuel.". Il a choisi de se retirer à Toulouse où il est mort. L'hommage qui lui est rendu à Toulouse est le résultat de l'opiniâtreté de l'association "Les Oubliés-es de la Mémoire". (http://www.devoiretmemoire.org ) ainsi que "Le Memorial de la Déportatiopn homosexuelle". Le conseil municipal de Toulouse avait voté à l'unanimité oui à une rue Pierre Seel le 21 décembre 2007. (Voir dans la rubrique DERNIERES NOUVELLES le dossier complet sur l'inauguration de la rue Pierre Seel) Discrimination positive: traduction très "libre" et à mon sens pour le moins maladroite des "affirmative action" des Etats-Unis. Les "affirmative actions" ont été instaurées pour donner davantage de chances aux noirs américains. D'emblée, ce concept a eu mauvaise presse chez nous, à juste titre. Comment une discrimination peut-elle être positive dans la France Une, Indivisible et Laïque ? Il faudrait lancer un avis de recherche pour retrouver celui-ou celle- qui a eu cette curieuse idée ! Et trouver une expression plus adaptée. Dispars (mariages) : en droit matrimonial, l’Eglise catholique emploie l’expression de disparité de culte (au lieu de mixité lorsque l’un des conjoints est catholique et l’autre non-baptisé. On parle alors de mariage dispars. La disparité de culte est un empêchement dirimant le mariage, sauf dispense accordée par l’Evêque du lieu. Le bénéficiaire est le conjoint catholique, car lui seul est sujet de la juridiction de l’église ( D’après le petit dictionnaire de droit canonique de Jean Werckmeifter). (Voir Mixité, République et Laïcité Divorce (à l'initiative des femmes) : voir cette entrée dans la Rubrique "RESERVE AUX FEMMES" Education sexuelle : l'une des raisons d'être de ce blog est la crise de la transmission dans notre société. Mais en matière d'éducation sexuelle, il n'y a aucune crise. Aucune crise de la non transmission, puisque les parents et l'école, en France, sont toujours aussi discrets, de génération en génération, pour parler de sexualité. Comment s'étonner dès lors, de l'ignorance de nombreuses adolescentes dans ce domaine. Des milliers d'entre elles se retouvent chaque année enceintes et mères sans le vouloir, en dépit d'un véritable arsenal contraceptif à leur disposition. Comment s'étonner du nombre bien trop élevé d'IVG (Interruption volontaire de grossesse) chez nous, quarante ans après l'autorisation de la pilule ? c'est que la famille entoure toujours autant, en 2008, la sexualité d'un voile pudique. Pour avoir interrogé de nombreux parents et surtout des mères, ma conviction est que les parents ne parviennent pas à imaginer que leur enfant peut avoir une vie sexuelle. Que reste t-il aux enfants ? A parfaire eux-mêmes leur éducation en regardant les films pornographiques ? (les garçons peuvent ainsi véhiculer une idée très romantique de la sexualité !), à continuer à tranmettre des informations erronées ? Mais ne soyons pas pessimistes : on constate depuis peu de la nouveauté dans ce domaine... ( Voir contraception et IVG ainsi que avortement et aussi dans la rubrique "RESERVE AUX FEMMES" : Educations sexuelle (des filles) Enfants (de couples mixtes) : EN COURS DE REDACTION Enfants (d'homosexuels) : Ils font l'objet de nombreuses interrogations. Deviendront-ils homosexuels à leur tour ? Seront-ils équilibrés, heureux, épanouis ? Comment répondent-ils à leurs petits camarades à l'école ? Est- il différent d'être élevé par deux hommes ou par deux femmes ? Les recherches universitaires sur cette question se multiplient. Peu de témoignages émergent. L'un d'eux vient d'être publié. Bientôt, dans la rubrique "Notes sur d'autres livres "de ce blog, Julie Garcia en fera une présentation. Parmi les travaux sur le sujet,une étude de trois psychologues néerlandais est mentionnée dans " L'Amour au pied du mur" : elle est cité par Hélène Vallée (in Sciences Humaines d'octobre 2004). Les auteurs ont comparé les relations parents/enfants de cent familles hétérosexuelles et de cent familles lesbiennes. Parmi les conclusions, il apparaît que les familles hétéros et homos se rejoignent dans les objectifs éducatifs. Deux éléments distinguent les couples hétérosexuels des couples de lesbiennes. Ces dernières auraient moins de besoin de conformité sociale à l'égard de leurs enfants. Par ailleurs, les enfants de ces couples homoparentaux tireraient parti -surtout dans les milieux aisés- d'une éducation sexuelle plus ouverte et plus riche, d'une plus grande harmonie et d'un meilleur partage des rôles parentaux. Les références précises de l'étude, dans le livre p. 187. On peut consulter le site de l'association Contact http://asso-contact.org : dialogue entre parents, les gays et lesbiennes et amis. (voir aussi Homoparentalité et Enfants d'homosexuels... suite.) Enfants (d'homosexuels...suite) : on s'en doute, la question fait débat entre les différents spécialistes. La pédiatre Edwige | |